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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 16:13
C’est le 8 juin 2007 que le Conseil de l’Europe (le « Conseil ») a publié un document intitulé « Les dangers du créationnisme dans l’éducation ». Cette publication veut éradiquer toute forme de créationnisme et surtout éviter que les programmes d’enseignement abordent le sujet comme une véritable théorie scientifique.
 
Introduction
 
Nous allons aborder la majorité des 19 points d’opposition au créationnisme. Mais tout d’abord, voici quelques caractéristiques intéressantes concernant ce document :
 
1)    Le Conseil a été fondé en 1949. Son but est le développement de la démocratie basé sur la Convention européenne des Droits Humains. Le Conseil compte 48 états membres et 5 pays observateurs.
2)    Le projet de résolution contient 19 points qui représentent chacun une attaque contre les créationnistes et contre la théorie créationniste.
3)    Il est basé sur seulement 2 ouvrages qui ne sont pas des références scientifiques véritables : Jacques Arnoult « Dieu versus Darwin » (2007) et Pascal Picq « Lucy et l’Obscurantisme » (2007).  
4)    Utilisation effrénée d’expressions péjoratives visant des individus plutôt que la théorie : intégristes, fondamentalistes, extrémistes religieux, mouvement d’extrême droite …
5)    Plusieurs confusions terminologiques ; par exemple, le texte affirme que l’évolution est une « véritable science » ce qui constitue une erreur fondamentale de terminologie. L’évolution est tout au plus une théorie.
6)    Fabulations : il est affirmé qu’une partie des créationnistes « rejette catégoriquement le discours scientifique » (paragraphe 31). Or, les organisations scientifiques créationnistes sont composées de dizaines de détenteurs de doctorats en science qui sont des chercheurs dans leur université et publie dans les revues séculières.
7)    Le texte suppose que le but ultime des créationnistes est d’enseigner le créationnisme dans les écoles ce qui est totalement faux. (voir point 3)
8)    Le texte propose presque un seul exemple d’évolution ; celui de la mutation du virus du Sida comme preuve de « la capacité de tout organisme à évoluer ». Cet exemple est complètement hors contexte et n’explique rien du point de vue des origines.
 
Inusités
Paragraphe 32 : Selon le «créationnisme scientifique», l’auteur de la création, tel que présenté dans la bible, est constamment présent et intervient dans les différents processus qui concourent à l’évolution.
Les plus grands centres de recherches scientifiques créationnistes sont :
 
Creation Research Society  http://www.creationresearch.org/
Institute for Creation Research   http://www.icr.org/
Answers in Genesis    http://www.answersingenesis.org
Discovery Institute     http://www.discovery.org/
Aucun d’entre eux n’endosse la position décrite par le Conseil au paragraphe 32. Le conseil a rédigé une opposition sur de multiples bases erronées. Nul ne s’étonnera de ne trouver aucune référence qui démontrerait que les scientifiques créationnistes « rejettent la science » (alors que c’est leur gagne-pain) ou qu’ils adhèrent à une « évolution dirigée par Dieu ».
 
Paragraphe 23 : Incontestablement, l’évolution est une véritable science.
Cet abus de langage est aussi malhonnête que scandaleux. La Science est définie de plusieurs façons, mais généralement on s’entend pour la décrire comme une démarche intellectuelle détachée du dogmatisme ou encore l’ensemble des connaissances vérifiées par observations/expérimentations. Ensuite, nous avons décrit des disciplines scientifiques : mathématiques, chimie, biologie, physique, mécanique, optique, astronomie, économie, sociologie…
Pour finir, nous avons des théories scientifiques qui n’ont pas encore fait leur entrée comme connaissances acquises.
L’évolution est plus proche du dogmatisme que d’une véritable théorie scientifique. Le projet de résolution du Conseil en fait preuve.
Finalement, l’évolution ne peut pas être vérifiée par observations/expérimentation puisque, par définition, les caractères morphologiques telles les plumes et les ailes d’oiseau seraient apparues sur des périodes de dizaines de millions d’années, échappant ainsi à toute possibilité d’observation. Le discours évolutionniste se concentre alors sur des fragments de fossiles d’espèces d’oiseaux éteintes et qui ont des caractéristiques inusités. L’Histoire se répète : les évolutionnistes exploitent les coins obscurs de la Science au profit de leur propagande.
 
Étude des points présentés dans le projet de résolution
 
1.       L’Assemblée parlementaire s’inquiète de l’influence néfaste que pourrait avoir la diffusion de thèses créationnistes au sein de nos systèmes éducatifs et de ses conséquences sur nos démocraties. Le créationnisme, si l’on n’y prend garde, peut être une menace pour les droits de l’homme qui sont au cœur des préoccupations du Conseil de l’Europe.
Le créationnisme ou le dessein intelligent (ID) est la théorie qui suppose que la vie et l’Univers ont pu apparaître que par une cause intelligente, un Dieu créateur, vu leur complexité et harmonie extrême. Tous les arguments qui soutiennent ce point de vue sont tirés des grands constats de la biologie et de la paléontologie. Le créationnisme biblique donne une séquence des évènements dans le livre de la Genèse. 
Dans aucune de ses formes, le créationnisme ne porte atteinte à la démocratie ou aux droits humains, il n’y a même pas de rapport entre les deux. Cette accusation du Conseil est scandaleuse et aucunement soutenue dans le document. La Bible enseigne l’amour du prochain, le pardon et même de prier et bénir ses ennemis. Le Darwinisme enseigne que nous ne sommes que des animaux et les notions de moralité et d’attention envers le prochain n’ont aucun sens dans un monde qui origine par évolution.   
Rappelons que le créationnisme, soutenu majoritairement par des organismes scientifiques (et non des religions ou églises), ne pourrait être tordu d’aucune manière pour encourager n'importe quelle forme de mal. Il ne fait qu’affirmer qu’un Dieu créateur et amour existe. Le darwinisme à pour sa part été une des sources de motivation des 3 régimes totalitaires les plus meurtriers du dernier siècle. Les 3 dictateurs étaient de fervents convaincus de la philosophie matérialiste et de la survie du mieux adapté :
Mao Tse-Tung (77 millions de morts)
Mao Tse a évoqué Darwin et Huxley parmi ces auteurs favoris. Il a affirmé que le socialisme chinois était basé sur Darwin et la théorie de l’évolution.
Stalin (20 millions de morts)
Stalin est devenu athée suite à la lecture de L’origine des espèces de Charles Darwin.
Hitler (5 millions de juifs tués)
Les leaders allemands responsables de la mort de 5 millions de juifs étaient fortement motivés par l’idée de la survie du plus fort. Une race humaine idéale a même été décrite. Un article soutenu par 75 références à des documents historiques et scientifiques démontre la forte affiliation entre le régime hitlérien et la théorie de l’évolution. (« Le darwinisme et l’holocauste nazi » (2002), Jerry Bergman, Ph.D.) http://www.creationnisme.ca/publication/articles/holocauste.jsp?section=publication
 
2.       Le créationnisme, né de la négation de l’évolution des espèces par la sélection naturelle (…)
Ceci est totalement faux. La majorité des fondateurs des sciences ont été créationnistes. Le créationnisme était la théorie dominante bien avant que naisse le mouvement évolutionniste. D'ailleurs, le texte lui-même l’admet explicitement à quelques autres endroits.   
 
3.       La cible première des créationnistes contemporains, essentiellement d’obédience chrétienne ou musulmane, est l’enseignement. Les créationnistes se battent pour que leurs thèses figurent dans les programmes scolaires scientifiques. Or, le créationnisme ne peut prétendre être une discipline scientifique.
La majorité des centres scientifiques créationnistes d’où sont produites toutes les publications promeuvent le créationnisme dans la société en générale. Pour certains, ils requièrent tout au plus que l’évolution et la création soient enseignées honnêtement et conjointement tel que requis par la méthode scientifique qui prescrit l’étude de toutes les théories concernant une question particulière, et ce, dans le but d’éviter le dogmatisme.
Par exemple, la très influente Discovery Institute demande seulement que l’enseignement de l’évolution se fasse dans un cadre d’esprit critique et non pas imposé comme vérité absolue (ce qui est le cas actuellement dans bien des systèmes académiques américains).
 
4.       Les créationnistes remettent en cause le caractère scientifique de certaines connaissances et présentent la théorie de l’évolution comme une interprétation parmi d’autres.
Aucun exemple n’est fourni. L’accusation est complètement tordue puisque les créationnistes repoussent seulement l’hypothèse de l’évolution et celle-ci n’est supportée que par des fragments de fossiles ou des phénomènes isolés présentés très superficiellement (exemple la résistance des virus). Ce sont les grands constats* de la science qui ont apporté l’eau au moulin des créationnistes. Ceux-ci ne peuvent alors pas nier les connaissances acquises en science.
*Les symbioses, la complexité irréductible de la cellule, théorie de l’information, la discontinuité du registre fossile et l’explosion cambrienne, la « biomimetic », etc
 
5.       Nous sommes en présence d’une montée en puissance de modes de pensée qui, pour mieux imposer certains dogmes religieux, s’attaquent au cœur même des connaissances que nous avons patiemment accumulées sur la nature, l’évolution, nos origines, notre place dans l’univers.
Aucun dogme religieux n’est imposé par le créationnisme. Tout au plus, on pourrait dire que les conséquences philosophiques du créationnisme sont la croyance en Dieu et la foi en la Bible alors que l’évolutionnisme aurait pour conséquence potentielle l’athéisme, le rejet de la moralité et le racisme.
Encore une fois, les créationnistes s’opposent à l’évolution comme explication de nos origines, non pas à la science. L’évolution n’est pas une « connaissance », ni un fait. C’est au maximum une simple théorie motivée par une montée de l’humanisme à la fin des années 1800. Darwin a réinterprété des données collectées aux îles Galapagos 10 ans auparavant avant d’écrire son ouvrage. La théorie de Darwin a été popularisée dans le monde scientifique par deux « découvertes » : le crâne de l’Homme de Piltdown et les dessins d’embryons de Haeckel. Il s’avère que plusieurs décennies plus tard elles ont été prouvées comme frauduleuses. Les dessins frauduleux de Haeckel sont demeurés dans les livres académiques jusqu’en l’an 2000 environ soit 120 années après la publication originale et l’immédiate reconnaissance de leur statut fortement erroné.
Le Conseil est pourtant outragé par le « danger intellectuel » du créationnisme (amour, pardon, harmonie) mais ne semble pas très dérangé par le recyclage insensé de preuves tordues servant la propagande évolutionniste et les conséquences sociologiques de l’évolutionnisme (immoralité et racisme).
 
6.       Le risque est grand, en effet, que ne s’introduise dans l’esprit de nos enfants une grave confusion entre le registre des convictions, des croyances, des idéaux et le plan de la science au profit d’un «tout se vaut», d’apparence peut-être sympathique et tolérant, mais funeste en réalité.
C’est une autre accusation complètement tordue. L’enseignement unilatéral de l’évolution (et l’élimination de toute critique) correspond à du dogmatisme, c’est-à-dire l’imposition d’une « vérité » absolue. C’est aussi supprimer le droit des individus d’évaluer les théories avec un esprit critique. Enfin, ceci correspondrait à traiter les individus comme étant intellectuellement incapables, l’État décidant ainsi de ce qui est vrai à leur place et démonise toute autre alternative à la question.
La science peut faire son travail sans la politique. Si le créationnisme n’est pas scientifiquement soutenable, les individus peuvent très bien le réaliser eux-mêmes en considérant les arguments. Le Conseil veut supprimer le droit de parole des scientifiques créationnistes, ce qui est contraire à leur propre « credo ».
 
7.       Le créationnisme présente de multiples facettes contradictoires. L’«intelligent design» (dessein intellectuel), dernière version plus nuancée du créationnisme, ne nie pas une certaine évolution, mais prétend que celle-ci est l’œuvre d’une intelligence supérieure et pas de la sélection naturelle. Présenté de façon plus subtile, l’«intelligent design» n’en est pas moins dangereux.
Le Dessein intelligent n’accepte aucune forme d’évolution. D'ailleurs, le texte ne donne aucune source à ce sujet.
Les créationnistes acceptent que des changements puissent se produire et mener à une détérioration biologique. Dans ce sens, les évolutionnistes sont parfois tentés de se féliciter que les créationnistes croient aussi à une forme d’évolution.
Le problème majeur ici est la définition de terme. Les évolutionnistes ont tellement élargi la définition du mot « évolution » que la théorie n’est plus réfutable*, c’est-à-dire que n’importe quel changement au sein d’une espèce, même s’il s’agit d’une réduction des fonctions biologiques, est acclamé comme preuve de l’évolution. Pourtant, une détérioration de l’ADN (comme c’est le cas pour les bactéries résistantes aux antibiotiques) n’explique rien du point de vu des origines, bien au contraire.
Comment l’ADN a pu se complexifier ? Voilà la question qui se pose lorsqu’on aborde le sujet de l’origine des innovations biologiques, des nouveaux organes, etc.
Le créationnisme est plus restrictif et plus précis dans ses prédictions, donc davantage scientifique. Il stipule que SEULE la détérioration de l’ADN est possible au fil du temps. Imaginez qu’on copie à l’infini le contenu d’une disquette d’un ordinateur à l’autre. Il ne peut se produire qu’une détérioration de l’information. L’apparition de nouvelles informations fonctionnelles dans l’ordinateur est illusoire. Le créationnisme prédit que cela ne se passera jamais dans le monde vivant.
L’évolutionnisme, qui accepte les 2 cas de figure, est alors beaucoup moins scientifique, c’est-à-dire moins testable.
 
*La possibilité de réfutabilité est un critère fondamental qui caractérise une théorie scientifique. Si tout et son contraire peuvent prouver la théorie (ce qui arrive si la définition est trop large), c’est donc dire que cette théorie ne peut être testée scientifiquement. 
 
8.       L’Assemblée a constamment affirmé que la Science faisait partie de ses fondements. La Science a permis une amélioration considérable des conditions de vie et de travail, et est un facteur non négligeable de développement économique, technologique et social. La théorie de l’évolution n’a rien d’une révélation, elle s’est construite à partir des faits.
Nous constatons ici une répétition de la perpétuelle rhétorique évolutionniste. Le discours est totalement erroné du point de vue terminologique : l’évolution et la Science sont placées côte à côte, presque subtilement, comme s’il s’agissait du même sujet et que nier l’évolution serait un obstacle au développement économique, technologique et social. 
Les seuls faits qui composent la base de l’évolution sont la sélection naturelle et la variabilité génétique. Lors d’un voyage aux îles Galápagos en 1835, Charles Darwin étudia plusieurs spécimens dont les différentes espèces de pinsons vivants sur ces îles. Ce n’est que 10 ans plus tard qu’il commencera a tiré certaines conclusions à partir des observations qu’il aura fait en 1835.
Les becs des pinsons peuvent s’adapter selon les saisons de pluies qui influencent la dureté des coquilles des graines dont ils s’alimentent. Ces petits changements (grosseur, longueur, dureté du bec) sont sans direction et ne montrent pas une évolution du bec vers un autre organe plus « évolué ». Plus encore, lorsque les saisons de pluies reviennent à la normale, les becs des pinsons reprennent la forme normale. Darwin avait une vision extrêmement restreinte du phénomène. Il a extrapolé sa « découverte » comme si cette dernière pouvait expliquer l’origine des oiseaux, des reptiles, des poissons, autrement dit : de l’innovation biologique.
 
9.       Le créationnisme prétend à la rigueur scientifique. En réalité, les méthodes utilisées par les créationnistes sont de trois types : des affirmations purement dogmatiques,
Aucun exemple ni référence ne sont fourni. Remarquez que le créationnisme en appelle à une cause intelligente et externe pour l’origine de la vie. Prenez l’exemple d’un ordinateur : on peut très bien expliquer son fonctionnement par l’étude des composantes internes et aucune cause externe n’est nécessaire. Le système, une fois existant, est autosuffisant.
Par contre, son origine fait intervenir une cause externe qui est supérieure. Ceci n’est pas une explication surnaturelle de l’origine de l’ordinateur, c’est plutôt une nécessité du point de vue logique.
De la même façon, le fonctionnement interne de la cellule s’opère sans le créateur et sans aucun processus d’évolution. Mais la question de l’origine est tout autre. La matière elle-même n’a pas pu écrire l’information génétique, qui est le plan de conception de la vie. Ce serait comme affirmer que le papier et l’encre sont la cause de l’origine d’un texte.
C’est la logique de base et elle n’a rien de dogmatique. C’est une théorie et elle n’est pas imposée dans les écoles (tel l’évolutionnisme) pas plus que dans les églises (le texte reconnaît lui même que le Pape a admis l’évolution).
 
(...) l’utilisation déformée de citations scientifiques
Les évolutionnistes sont outrés que les revues scientifiques soient truffées d’admissions des scientifiques qui vont dans le sens du créationnisme. Par exemple, les grandes constatations qui ressortent de l’analyse des fossiles sont piles sur les prédictions créationnistes. Même si les scientifiques qui admettent la forte discontinuité du registre et l’apparition soudaine des faunes ne sont pas des créationnistes, cela n’empêche pas que leurs observations servent la cause créationniste. Les tenants de l’évolution crient au scandale, y voient une contradiction et concluent immédiatement à la déformation des citations (qui sont pourtant intégralement rapportées avec référence).
David Raup est le curateur de géologie au « Field Museum of Natural History » jusqu ’en 1994:
 
« Plutôt que de trouver un déroulement graduel de la vie, ce que les géologues de l'époque de Darwin et de notre temps trouvent, c'est un registre très inégal et incohérent; c’est-à-dire que les espèces apparaissent très soudainement dans la séquence, qu’elles démontrent peu ou pas de changements durant leur existence dans le registre, et qu’elles quittent abruptement le registre. Et on ne peut pas toujours conclure, en fait on peut rarement conclure, que les descendants étaient mieux adaptés que leurs prédécesseurs. En d'autres mots, l'amélioration biologique est difficile à trouver. »
 
« Ainsi, les trilobites utilisaient, il y a 450 millions d'années, un design optimal dont la création aujourd’hui nécessiterait un ingénieur optique très imaginatif et bien formé. »
 
Raup, David M., “Conflicts Between Darwin and Paleontology,” Bulletin, Field Museum of Natural History, vol. 50 (Janvier 1979), pp. 22-29.
 
(…) et le recours à la caution de scientifiques de renom qui ne sont, la plupart du temps, pas biologistes.
Tous les centres de recherches créationnistes ont à leur service des doctorats dans divers domaines scientifiques, dont la biologie. De toute façon, la science n’est pas un concours de popularité et une affirmation n’est pas plus véridique parce qu’elle est soutenue par un biologiste.  
 
10.       Le progrès de la recherche médicale en vue de parvenir à lutter efficacement contre le développement de maladies infectieuses telles que le sida est impossible si l’on nie tout principe d’évolution.
L’évolution n’a jamais aidé dans ce domaine et pire encore, elle a été un grave obstacle à l’avancement médical : au début du 20e siècle, on avait répertorié près d’une centaine d’organes qu’on croyait être des « vestiges » de l’évolution. Des organes humains pour lesquels on n’identifiait aucune fonction biologique. Leur ablation apparaissait sans risque (l’appendice, les amygdales, etc). Or, on sait très bien aujourd’hui que chacun de ses organes possède des fonctions particulières. On peut certes vous enlever l’appendice sans vous tuez, mais celui-ci joue un rôle immunitaire. Il en est de même pour tous les organes dits « vestigiaux ». Ce fut une erreur monumentale qui est une conséquence directe de la croyance évolutionniste.
La recherche antivirale ne concerne pas l’évolution de Darwin. Elle concerne des micros changements d’un organisme non vivant.  
 
(...) On ne peut pas avoir pleinement conscience des risques qu’implique le recul significatif de la biodiversité et le changement climatique si l’on ne comprend pas les mécanismes de l’évolution.
Si on en croit l’évolutionnisme, les changements climatiques ne feront que favoriser l’évolution et l’adaptation des espèces vivantes. Le créationnisme, lui, admet que les espèces vivantes sont apparues dans un court laps de temps et que les relations qui les lient (les symbioses) étaient opérationnelles au moment de la création : ceci est une nécessité dans notre modèle. Le créationnisme rejette l’idée que les espèces pourraient développer des adaptations. Les changements climatiques entraîneraient donc des extinctions massives.
En bref, l’admission du créationnisme rend les changements climatiques beaucoup plus préoccupants.
 
11.       Notre modernité se construit sur une longue histoire qui passe notamment par le développement des sciences et des techniques. Cependant, la démarche scientifique reste encore mal comprise ce qui risque de profiter au développement de toutes formes d’intégrismes et d’extrémismes, c’est-à-dire aux atteintes les plus virulentes menées contre les droits de l’homme. Le refus de toute science constitue certainement l’une des menaces les plus redoutables qui planent au dessus des droits de l’homme et du citoyen.
Ces affirmations sont aussi tendancieuses que haineuses. Elles dépeignent les scientifiques créationnistes comme des fous dangereux alors que ce sont des penseurs qui ont décidé de ne pas se soumettre au monopole idéologique de l’évolution parce qu’ils ont jugé que les pacotilles du discours évolutionniste ne sont pas convaincantes.
Cette attaque du Conseil est inadmissible et condamnable. Elle affiche une intolérance démesurée en passant par des affirmations gratuites qui, encore une fois, entremêlent Science et évolution. À la lecture de ce point, on pourrait se demander si on assiste au retour des croisades.
 
12.       Le combat mené contre la théorie de l’évolution et ses défenseurs émane le plus souvent d’extrémismes religieux proches de mouvements politiques d’extrême droite. Les mouvements créationnistes possèdent un réel pouvoir politique. En réalité, et ceci a été dénoncé à plusieurs reprises, les tenants du créationnisme strict souhaitent remplacer la démocratie par la théocratie.
Les organisations créationnistes sont composées et supportées principalement par des scientifiques bénévoles et parfois rémunérés. Voilà le vrai portail. Le Conseil semble vouloir entrer à coup de marteau dans l’esprit du lecteur que les créationnistes sont de méchants extrémistes. Ce n’est autre chose que de la propagande haineuse.
 
13.       Tous les grands représentants des principales religions monothéistes ont une attitude beaucoup plus modérée, à l’instar du Pape Benoît XVI qui, comme son prédécesseur le Pape Jean-Paul II, salue aujourd’hui le rôle des sciences dans l’évolution de l’Humanité et reconnaît que la théorie de l’évolution est «plus qu’une hypothèse».  
Voici une autre belle démonstration du détachement entre le créationnisme et les religions.
 
14.       L’ensemble des phénomènes concernant l’enseignement des évolutions en tant que théorie scientifique fondamentale est donc essentiel pour l’avenir de nos sociétés et de nos démocraties. À ce titre, il doit figurer de façon centrale dans les programmes généraux d’enseignement, et notamment au cœur des programmes scientifiques.
Quels sont les fruits de l’évolutionnisme qui sont si importants pour nos sociétés ? Le racisme, l’immoralité ou encore les fraudes, les spéculations, les extrapolations basées sur des fragments de fossiles, etc ? En quoi l’évolutionnisme a-t-il un rapport avec la démocratie ?
La suppression du droit de parole des scientifiques créationnistes ressemble à la guerre menée contre Ludwing Boltzmann, physicien qui promouvait (appuyé par la Loi des gaz parfaits) l’idée que la matière est faite de corpuscules invisibles (atomes). Le monopole idéologique de l’époque empêchait que l’on propose l’existence de quelque chose d’invisible. Des scientifiques renommés ont alors mené une guerre farouche contre Boltzmann, mais les travaux d’Einstein publiés quelque temps plus tard ont accordé la victoire définitive à Boltzmann.
Autre élément notable : le discours du Conseil contient certains éléments analogues au discours des dictateurs sanguinaires du 20e siècle c’est-à-dire qu’au nom du « Bien commun » (ici la démocratie), nous « supprimerons » les détracteurs, ce qui est contraire à la démocratie …
 
(…) Du médecin qui, par l’abus de prescription d’antibiotiques, favorise l’apparition de bactéries résistantes, à l’agriculteur qui utilise inconsidérément des pesticides entraînant ainsi la mutation d’insectes sur lesquels les produits utilisés n’ont plus d’effet, l’évolution est partout présente.
Ceci est une erreur fondamentale encore due à un manque de précision des termes. Des bactéries mutantes peuvent devenir résistantes aux antibiotiques lorsque la protéine bactérienne visée par l’antibiotique est déformée par mutation. La déformation réduit le potentiel biologique de la protéine, mais déjoue l’antibiotique qui ne peut plus se fixer à sa cible.
Le résultat : les bactéries « handicapées » survivent mieux lorsqu’en présence de l’antibiotique et deviennent donc la génération dominante.
Constats : la nouvelle génération de bactéries n’a rien de plus du point de vue génétique : le même nombre de gènes, le même nombre de fonctions biologiques, mais avec un potentiel réduit. Le coût de la survie a été de réduire les capacités de la bactérie. La protéine déformée accomplit moins efficacement sa fonction, mais elle évite du même coup d’être neutralisée par l’antibiotique.
Selon le Conseil (et c’est l’avis des évolutionnistes) ceci représente l’évolution en action, c’est à dire le processus qui explique comment une bactérie a pu être transformée pour devenir une cellule eucaryote (le type de cellule composant les plantes et les animaux) et ensuite devenir des êtres multicellulaires et pour finir voir apparaître les innovations biologiques comme les ailes d’insectes, les yeux, les branchies, la reproduction sexuée, etc.
Ces « passages » requièrent l’ajout successif de milliers de gènes hautement spécifiques. À l’opposé, l’exemple de la résistance aux antibiotiques montre une détérioration de l’ADN bactérien.
Nous sommes en présence de personnes ne connaissant pas :
1)    leur propre théorie et ses prédictions ;
2)    ce que la question des origines est vraiment (l’apparition des espèces et des caractères qui les distinguent) ;
3)    les causes sous jacentes au phénomène de la résistance aux antibiotiques ou insecticides.
 
15.       L’importance de l’enseignement du fait culturel et religieux a déjà été soulevée par le Conseil de l’Europe. Les thèses créationnistes, comme toute approche théologique, peuvent éventuellement, dans le respect de la liberté d’expression et des croyances de chacun, être exposées dans le cadre d’un apprentissage renforcé du fait culturel et religieux mais elles ne peuvent prétendre à la scientificité.
Il y a encore un problème de définition. Quels sont les critères d’une théorie dite scientifique? Le texte du Conseil ni fait nullement référence, ce qui rend l’accusation gratuite. La réponse au point nº 7 montre que le créationnisme répond mieux à ces critères que l’évolutionnisme.     
 
16.       La Science est une irremplaçable école de rigueur intellectuelle. Elle ne prétend pas au «pourquoi des choses» mais cherche à comprendre le «comment».
Le Conseil devrait savoir que la Science est la recherche objective de la vérité. Ce qui est vrai ou faux sera découvert grâce à la Science non pas grâce à la politique ou la propagande haineuse.
Aucune résolution ne changera la réalité du registre fossile qui se résume par deux grandes règles énoncées par Gould (fervent évolutionniste) et qui concordent parfaitement avec les prédictions du modèle créationniste :
« L’extrême rareté des formes de transition est le secret de fabrique de la paléontologie... L’historique de la plupart des espèces fossiles comprend deux caractéristiques allant à l’encontre du gradualisme :
1. La fixité. La plupart des espèces ne démontrent aucun changement de direction tout au long de leur durée sur terre. Dans le registre fossile, leur apparence est à peu près la même à leur disparition; les changements morphologiques sont habituellement limités et sans direction.
2. L’apparition soudaine. Peu importe la zone locale, les espèces n’apparaissent pas graduellement, à la suite de la transformation constante de leurs ancêtres; elles apparaissent plutôt tout d’un coup et « complètement formées »
S.J. Gould; Natural History 86:14 (1977)
 
17.       L’étude approfondie de l’influence grandissante des créationnistes montre que les discussions entre créationnisme et évolution vont bien au-delà de querelles d’intellectuels. Si nous n’y prenons garde, les valeurs qui sont l’essence même du Conseil de l’Europe, risquent d’être directement menacées par les intégristes du créationnisme. Il est du rôle des parlementaires du Conseil de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
L’influence créationniste est grandissante parce que l’information est diffusée et que les arguments créationnistes ne sont autre chose que les grands constats biologiques. Par exemple, les études récentes sur le génome minimal ont montré que la vie ne peut pas être réduite à une « proto cellule », même dans l’imaginaire. Les études ont été menées sur les bactéries les moins complexes (les mycoplasmes) et ont montré qu’un seuil minimal d’information génétique est absolument nécessaire pour qu’une cellule, dans les conditions les plus idéales, arrive à se dupliquer. Ce niveau infranchissable a d’abord été établi à près de 300 gènes, mais les études plus récentes avancent un nombre plus important.
Nancy A. Moran Microbial Minimalism: Genome Reduction in Bacterial Pathogens, Cell, Vol 108, 583-586, 8 (mars 2002).    
 
Conclusion
Nous avons constaté que le projet de résolution du Conseil représente une atteinte à la « démocratie intellectuelle » et une offense terrible à la méthode scientifique qui prescrit l’étude de toutes les théories relatives à une question particulière.
Aucune théorie scientifique crédible ne requiert l’appuie des politiciens et d’une résolution abolissant les théories compétitrices. Avoir des alternatives en science est un fondement pour l’enrichissement intellectuel et la pensée critique.
Pour finir, le discours du Conseil est empreint d’erreurs terminologiques, d’insinuations, de déformations, de propagande haineuse, de faussetés sans oublier l’absence de références à de réels documents scientifiques objectifs.
Je résumerais ainsi : un énorme manque de sérieux.

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Published by Josias - dans lifeorigin
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commentaires

Camel 20/08/2011 15:15



Pour les pinsons je demande à voire, parce qu'il ce peut que vous vous trompiez avec le fait que durant les saisons les pinson change de forme (notament leur bec) mais qu'il reviennent à leur
état d'origine une fois revenu à une saison particulière.


Cela n'engendre donc pas d'espèces, c'est l'espèces elle même qui est sujet à une micro évolution (non rejeter par le créationnisme) et non une macro évolution (qui elle est refuté par le
créationisme)...


 


On à également des exemple avec des goéland migrateur qui, en migrant, change de forme et de couleur à tel point que les scientifiques pensée qu'il s'aggisaient de deux espèces différente ! mais
non il s'agit bien de la même espèces qui subie exactement les même changement durant leur migration, on voie le même phénoméne avec les saumons.



Camel 06/06/2009 00:04

Le seul et unique moyen de rejeter l'argumentation des opposant de l'évolution sont pour les évolutionnistes, l'habile usage du "fanatisme religieux".Cataloguer tous opposant a une théorie de "fanatique" est une attitude elle même fanatique.

Lebon 29/08/2007 08:52

A propos du concept de Dessein Intelligent
 


 

Le concept de Dessein Intelligent (ID en anglais) est à tort souvent lié à Dieu et au créationnisme, en opposition avec le darwinisme et l’évolutionnisme. Nous sommes là en réalité face à un vieux débat philosophique transposé cette fois de l’homme à l’univers : la difficile et sinon impossible distinction entre l’inné et l’acquis. Mais le lecteur de mes pages http://controlled-hominization.com/index_fichiers/page0010.html conviendra peut-être que cet affrontement est stérile.
 

En tant que matérialiste, je pense que l’évolutionnisme n’est pas en contradiction avec toute conception d'ID et qu’une synthèse est même possible.
 

Si la plus grande complexité d’une structure ne pourrait exclure l’évolutionnisme, la science ne pourrait non plus rejeter toute idée d’intervention intelligente dans l’évolution de l’univers, du moins à certaines étapes du processus. Après tout, l’homme lui-même est déjà un acteur local dans cette évolution, acteur qui s’est sans doute montré peu intelligent jusqu’ici (réchauffement planétaire, sciences de la vie, sélection et disparition d’espèces…). Mais il pourrait être conduit à jouer un rôle bien plus grand s’il parvient à survivre (dispersion de la vie dans le cosmos, « terraformation » de planètes, « planètes » artificielles, êtres artificiels…). C’est déjà là l’ébauche d’un dessein intelligent qui n’a pour limite que notre capacité de survivre. Nous serions sans doute déjà considérés comme des dieux par nos ancêtres du Moyen Age, et nous serions de même tentés de considérer nos descendants comme des dieux si nous pouvions revenir sur notre planète dans quelques centaines ou quelques milliers d’années.
 

Par son refus de considérer l’hypothèse que l’intelligence ait déjà pu jouer un rôle significatif dans l’évolution de l’univers, l’homme tient en fait pour acquis qu’il est l’être le plus avancé à avoir vu le jour. C’est au fond une autre façon de se placer encore une fois au centre de tout, comme avec la Terre avant Galilée. Cet anthropocentrisme n’est pas très rationnel.
 

Tout en restant dans un cadre évolutionniste, le concept d'ID pourrait pourtant au moins s'appliquer pour l'homme futur, s'il parvient à survivre suffisamment longtemps pour pouvoir jouer un rôle non négligeable dans l'évolution de la vie dans ce système, dans la galaxie, et pourquoi pas davantage. Et il pourrait également s'appliquer pour d'éventuels ET plus avancés qui nous auraient précédés dans ce rôle, qui pourraient par exemple, grâce à leur science, y jouer déjà un rôle significatif, même s'ils sont eux-mêmes nés du hasard.
 

Sans vouloir remonter à un dieu toujours problématique, l'intelligence, même née suivant les lois du hasard, est trop catégoriquement ignorée dans l'évolution de l'univers, et ce refus relève à mon avis plus de la foi dans la solitude de l’homme dans l’univers que de la vraie science. Même si le concept d’ID n’a jamais été mis en œuvre par d’autres êtres dans cet univers, pourquoi serait-il interdit à l’homme de vouloir le prendre à son compte un jour ? Il ne s'agit sans doute là que d'hypothèses, mais la science progresse ainsi, et il ne serait pas scientifique d’en exclure une qui pourrait être tout à fait vraisemblable. L’ID est un peu trop facilement écarté et ridiculisé actuellement, un peu comme la dérive des continents naguère, et bien d'autres concepts encore...
Benoit Lebon
 

Simon 31/07/2007 09:51

C'est drôle mais vous n'avez en rien analysé les arguments de Josias comme un bon scientifique l'aurait fait. Vous les avez seulement balayé de
la main. Il
est assez clair que l'évolution est devenu un dogme aujourd'hui au même titre que la la création du monde par Dieu avant Darwin, cette publication du conseil de l'Europe en témoigne.
 

Le problème c'est que dès qu'on parle "Dieu" en science, voilà que tout le monde se ferme les oreilles. Pourtant, à ce niveau, un "vrai scientifique" ne devrait pas être pour ou contre l'idée, il devrait analyser et se rendre compte que parler de Dieu dans un débât scientifique est inutile. Cependant, les créationismes ont des arguments qui pèsent tout de même et les évolutionnistes au lieu de les analyser et de les réfuter avec de vrais arguments les rejettent en bloc sans y réfléchir car elles soustendent Dieu. Pourquoi cela? Parce qu'ils ont la conviction que l'existence de Dieu est impossible. Déjà là, on vient de perdre l'objectivité dont les scientifiques devraient toujours faire preuve.
Personnellement, je suis fatigué de cette affaire parce que d'un côté comme de l'autre, les sentiments précèdent d'un pas la rationalité quand on parle de Dieu. Je crois que que l'objectivité est impossible pour ce cas car les interprétations et les valeurs des arguments que chacun y trouve dépend d'une seule chose: Dieu existe ou pourrait exister ou Dieu n'existe pas.
 

Quoi qu'il en soit, je veux féliciter Josias de continuer à se battre contre toutes ces personnes aveuglées par leur croyance en l'évolution.
 

josias 24/07/2007 18:01


Vous dites : « Le créationisme n'a rien de scientifique car s'inspirer d'un texte religieux pour déduire les règles de fonctionnement de la biosphère n'est pas une approche scientifique. »
 
L’évolutionnisme est né dans un contexte où l’on voulait se débarrasser de Dieu. Darwin a été fortement influencé par des humanistes tout au long de sa carrière. La philosophie évolutionniste est donc une tentative de négation de la création, c’est une approche négative.
 
Ensuite, le créationnisme ne s’inspire pas de la Bible (puisque c’est un constat biologique) mais il est vrai qu’il produit une forte motivation à croire en la Bible.
 
Vous dites : « Ils oublient trop vite qu'un organisme n'est pas une montre isolée sur la plage d'une île déserte: »
 
C’est de la poudre aux yeux. Le fait qu’il existe plusieurs type d’ordinateurs avec des niveaux de complexité différents ne prouve pas qu’une calculatrice a pu, POUF, sortir du vide, pleinement fonctionnelle, et ensuite se transformer en un IBM 16ko et plus tard en un ordinateur moderne.
 
Rappelez vous que dans la strate géologique du Cambrien on voit 35 phylums apparaître d’un coup, complètement formés et sans AUCUN prédécesseur dans les strates avoisinantes. Et oui, les mollusques, les arthropodes, des vertébrés mêmes ! Tous un à côté de l’autre, avec un fausset gigantesque de différences morphologiques entres eux ! Il y a dans cette strate plus de phylums qu’il en existe aujourd’hui.
 
Les données paléontologiques démontrent très exactement ce qu’on s’attendait dans un contexte de création : apparition soudaine des faunes et des formes de vies. Le créationnisme est appuyé par les grands constats de la science (ici l’explosion cambrienne acclamée comme le plus grand évènement paléontologique) alors que l’évolution est une théorie de pacotilles (cherchant des appuis dans des fragments de fossiles ou des phénomènes isolés).