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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 15:54

Vous pouvez continuer à suivre l'actualité sur le débat Création-évolution sur notre tout nouveau site web au :

http://www.creationactualite.com/

Published by Josias
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 17:02

spiderLe fil que produit l’araignée pour fabriquer sa toile suscite un grand intérêt dans le domaine des matériaux. Les propriétés exceptionnelles de ce produit surpassent tout ce que les ingénieurs ont pu concevoir. Les biologistes et ingénieurs réalisent donc, encore une fois, que les systèmes biologiques sont significativement supérieurs aux inventions humaines équivalentes. Un projet conjoint impliquant l’armée américaine et une firme de biotechnologie, Nexia, a permis d’annoncer la réussite des premières imitations de ce matériau.

 

De quoi faire rêver

 

Le fil d’araignée est une « nanofibre » de haute performance. Ce fil qui est d’une épaisseur 10 fois plus petite qu’un cheveu peut arrêter une abeille voyageant à 20 milles à l’heure sans se rompre.

 

Le matériau composant le fil d’araignée est 5 fois plus solide que l’acier (à poids égal) et il est du même coup flexible ! Non polluant autant pour sa fabrication que sa dégradation, ce matériel fait rêver toute l’industrie des matériaux.

 

Un rapport de la revue Science de janvier 2002 affirmait :

 

La soie d’araignée est plus solide que le kevlar et plus extensible que le nylon, une combinaison de propriétés j’avais vue dans aucune autre fibre.

 

Une merveille

 

spineretL’araignée produit cette soie mais elle doit aussi l’excréter de façon synchronisée pour la fabrication de la toile. Sur l’abdomen de l’araignée se trouve plusieurs fois un organe multi-poreux (spinneret) qui excrète la matière lorsque l’araignée active les muscles de cette région.

 

 

 

 

 

 

 

Aussi, la confection de la toile de l’araignée est une merveille en soit. Un article de National Geographic d’août 2001 rapportait ceci :

 

Vous avez essentiellement un animal aveugle avec un système nerveux limité qui construit une structure compliquée dans un environnement imprédictible. L’araignée fait ce qui serait pour l’humain des calculs très complexes : Combien est grand l’espace ouvert ? Combien de soie est-ce que j’ai ? Combien de point d’attachement sont disponibles ? Les araignées ne sont pas des petits automates faisait faisant la même chose encore et encore. Elles sont flexibles. Et elles ne sont pas stupidement flexibles, elles sont intelligemment flexible.

 

 

Apparition simultanée et origine

 

Est-il possible qu’une araignée un jour ait vu soudainement apparaître sous son abdomen les organes excréteurs (spinneret) et que, du même coup, tout son système nerveux se soit synchronisé pour produire la soie d'araignée, ce matériau technologiquement très avancé, juste au bon moment et pour construire, sans savoir pourquoi, une toile ? Une araignée ne « sait pas » qu’une toile va lui procurer son moyen de survivre. Elle le fait par instinct génétique, c’est-à-dire que cet instinct est programmé dans ses gènes.

 

En conclusion, il doit y avoir les gènes qui produisent la soie d’araignée ; une tâche qu'un ingénieur actuel peut à peine égaler. Au même moment, il doit y avoir les gènes qui induisent la production des organes très complexes qui permettent l’excrétion du liquide et sa réorganisation moléculaire qui produit le puissant fil d’araignée. Pour finir, l’araignée doit avoir l’instinct génétique qui lui permet de résoudre plusieurs problèmes complexes pour fabriquer sa toile. Si ces éléments ne sont pas tous apparus simultanément, le système partiel est inutile et rejeté par la sélection naturelle. 

 

L'apparition simultanée appartient à la théorie créationniste, alors que le gradualisme appartient à la théorie de l'évolution. L'étude des systèmes biologiques mène très fréquemment à la conclusion d'une nécessité de cette apparition simultannée des différentes parties d'un système complexe. Ces derniers ne sont pas décomposables comme le voudrait les tenants de la théorie de l'évolution.

 

Ce n’est pas difficile de croire qu’un créateur intelligent existe quand on considère que des centaines d’ingénieurs n’ont pas assez de connaissance et d’intelligence pour arriver à seulement 10% des résultats que des petites bestioles produisent. Par contre, croire que ces nombreux mécanismes génétiques sont apparus simultanément, en synchronisation, par le concours du hasard est une pure folie.

 

Source : “Mammalian Cells Spin a Spidery New Yarn” Science, 18 janvier 2002: Vol. 295. no. 5554, pp. 419 – 421

 

“Nexia and US Army spin the world’s first man-made spider silk performance fibers” http://www.eurekalert.org/pub_releases/2002-01/nbi-nau011102.php

 

26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 15:24

EcoleAthene

La majorité d’entre nous avons entendu parler de l’évolution comme d’une théorie qui aurait pris naissance à partir de découvertes scientifiques, notamment celles rapportées par Charles Darwin.

 

Or, la philosophie de l’évolution existe depuis l’an 600 avant JC. Les philosophes grecs de cette époque s’opposaient déjà à l’idée d’un dieu créateur. Ceux-ci postulaient l’idée que le monde n’était gouverné uniquement que par des forces aveugles capables de créer des formes de vies variées à partir de matière inerte.

 

Darwin n’a pas inventé le concept l’évolution, il a seulement collé des termes scientifiques sur une vieille philosophie motivée par la négation de la divinité, et ce, à une époque de révolte contre la religion. Cet exercice a permis de rendre cette « théorie » recevable dans le monde de la science. Elle a ensuite été popularisée par des fragments de fossiles frauduleux et des "arguments" imagés qui exploitaient des incertitudes de la science aujourd'hui élucidées. 

 

Quatre entrevues radio de 15 minutes relatives à ce sujet sont disponibles dans cet article.

 

Histoire de la théorie de l’évolution – Partie 1

http://www.unherautdansle.net/2012/03/16/lhistoire-de-la-theorie-de-levolution-partie-1/

 

Anaximandre de Milet (-610  -546)

Invente le concept d’une « origine perpétuelle » qui peut donner continuellement naissance à des formes de vies

 

« Anaximandre de Milet estimait que de l’eau et de la terre réchauffées étaient sortis soit des poissons, soit des animaux tout à fait semblables aux poissons. C’est au sein de ces animaux qu’ont été formés les hommes et que les embryons ont été retenus prisonniers jusqu’à l’âge de la puberté ; alors seulement, après que ces animaux eurent éclaté, en sortirent des hommes et des femmes désormais aptes à se nourrir. »

    Sur le jour natal, IV, 7. Traduction de J. Mangeart, Paris, 1843.

 

 

 

Histoire de la théorie de l’évolution – Partie 2

http://www.unherautdansle.net/2012/03/23/lhistoire-de-la-theorie-de-levolution-partie-2/

 

 

Histoire de la théorie de l’évolution – Partie 3

http://www.unherautdansle.net/2012/03/30/lhistoire-de-la-theorie-de-levolution-partie-3/

 

 

Histoire de la théorie de l’évolution – Partie 4

http://www.unherautdansle.net/2012/04/05/lhistoire-de-la-theorie-de-levolution-partie-4/

 

 

Published by Josias - dans Évolution
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:25

CambrianFossilLes scientifiques, même évolutionnistes, admettent depuis fort longtemps que le registre fossile dépeint l’histoire de la vie comme étant très abrupte. C’est-à-dire qu’en toute localité, les espèces fossiles apparaissent complètement formées et très soudainement dans la séquence. On peut que très rarement dire qu’une espèce fossile est la « continuité » d’une autre forme de vie dans une strate avoisinante.

 

La preuve la plus marquante est nommée « l’explosion cambrienne ». Dans la strate dite du Cambrien, des espèces multiples affichant des plans corporels très différents (arthropodes, mollusques, vertébrés, …) apparaissent tout d’un coup, côte à côte et sans aucun prédécesseur lui ressemblant dans les strates fossiles avoisinantes. En fait, tous les groupes majeurs de vie (« phylums ») sont représentés dans une unique strate géologique, celle du Cambrien.

 

Bien que ces données concordent parfaitement avec la prédiction découlant de la théorie créationniste, il n’y a aucune façon de les réconcilier avec le modèle darwinien qui prédit des milliers d’intermédiaires entre les formes de vies.

 

Cambrien Ce graphique présente, dans le bas, les relations prédites par l'évolution entre les groupes zoologiques. La couleur rouge apparaît pour indiquer que des données fossiles ont été trouvées sur le terrain. Les données indiquent sans l'ombre d'un doute que l'histoire des groupes de vies montre un début et une fin mais ne sont aucunement relié par un ancêtre commun et ne dérive pas les uns des autres. C'est le cas de figure attendu par la théorie créationniste et c'est très exactement l'inverse de la prédiction darwinnenne. 

 

Explosion précambrienne

 

Dans l’édition du 4 janvier 2008 de la revue Science est paru un article divulguant les résultants des travaux de paléontologues de la Virginia Tech. Leurs travaux consistaient à exercer des méthodes analytiques visant les organismes multicellulaires trouvés dans des localités qualifiées du Précambrien.

 

Ces analyses se veulent plus rigoureuses que celles faites précédemment. Les conclusions des travaux sont fortes intéressantes :

 

1) Dans la strate du Précambrien, environ 50 caractères morphologiques ont été répertoriés sur 200 espèces étudiées;

 

2) Ces caractères apparaissent tout d’un coup et non pas graduellement;

 

3) Aucun prédécesseur montrant des ébauches de ces caractères n’existe;

 

4) Toutes ces formes de vies ne sont aucunement reliées aux « espèces cambriennes »;

 

5) Ces formes de vies se sont éteintes.

 

C’est donc dire que les données paléontologiques confirment deux solides preuves en faveur de l’origine des formes de vies par création plutôt que par évolution graduelle :

 

1) Les plans corporels du monde vivant sont tous apparus soudainement, distinctement et conjointement. Les faunes cambriennes affichent directement ce tableau ;

 

2) Les organismes multicellulaires ne sont pas apparus graduellement par la complexification des organismes unicellulaires. Ils sont apparus de la même façon que les différents phylums.

 

Conclusion

 

L’avancement de la science et l’utilisation de méthodes plus rigoureuses font abonder les résultats dans la même direction : celle de la prédiction créationniste. Bien que les évolutionnistes trouvent encore des façons de modifier l’histoire de l’évolution pour la faire concorder aux données, remarquez que le registre fossile ne cadre pas du tout avec ce que Darwin prédisait. 

 

« Le modèle d’une évolution explosive était une préoccupation pour Darwin puisque qu’il s’attendait à ce que l’évolution se soit produite à un taux lent et constant. »*

 

« Mais une chose semble certaine – l’évolution (sic) du début de la vie macroscopique et complexe est aussi passée par un évènement explosif avant l’explosion cambrienne. »*  

 

« Ces organismes d’Édiacara n’ont pas de relation ancêtre-descendant avec les animaux du Cambrien et la majorité d’entres eux se sont éteints avant l’explosion cambrienne »* 

 

 

*Source : Shen, Dong, Xiao, and Kowalewski  "The Avalon Explosion: Evolution of Ediacara Morphospace," Science, 4 janvier 2008

 

Résumé : http://www.sciencedaily.com/releases/2008/01/080103144451.htm

26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 15:19

moth2.jpgUne image vaut mille mots. Au sein du débat création / évolution, les phasmes confirment ce proverbe de façon éclatante. Véritables experts du camouflage, les phasmes sont un ordre d’insectes mimétiques, c’est-à-dire qu’ils sont dotés d’une morphologie qui imite parfaitement des objets de la Nature tels une feuille morte, une brindille et même un autre animal (tel le bout des ailes de ce papillon qui évoque la tête d'un serpent).

 

Phasme8.jpgLes images de phasmes sont percutantes et si l’on se pose la question de l’origine de ces superbes adaptations, le hasard de l’évolution ne fait pas le poids contre la conception de la création.  (ci-contre, un insecte-baton dont la morphologie imite à la perfection une branche d'arbre)

 

 

 

 

 

Phasme4Les phasmes

Les phasmes sont des insectes herbivores et on compte entre 2500 et 3000 espèces répertoriées. La majorité de ces espèces n’ont pas d’ailes. Ils sont capables de régénération : si un prédateur agrippe leurs pattes, ils peuvent perdre jusqu’à 3 pattes de leurs 6 pattes pour s’en échapper et bien fonctionner par la suite. Leurs pattes se régénéreront progressivement.

La taille des phasmes peut varier très fortement. Certaines espèces mesurent 11 mm alors que l’espèce Phobaeticus chani mesure près de 57 cm ce qui constitue le record de longueur pour un insecte.

  

Phasme3-copie-1Camouflage ingénieux

Le nom phasme vient du grec « phasma » qui signifie apparition ou fantôme. En effet, leur camouflage exceptionnel trompe leurs prédateurs dont les oiseaux, rongeurs et autres insectes. La forme du corps des phasmes imite parfaitement des éléments de leur environnement telles une brindille, une feuille morte, une écorce. La ressemblance est spectaculaire ; non seulement la forme et la couleur de l’objet imité sont parfaitement répliquées mais certaines particularités sont aussi présentes sur le corps de l’insecte, par exemple, les nervures et les cicatrices de la feuille. Afin de rendre le subterfuge davantage spectaculaire, certaines espèces bougent par coup, telles une feuille ou une brindille ballotée au vent.  

    

Phasme1Théorie des origines

Bien que ces images évoquent sans contredit un mécanisme très ingénieux, certaines personnes pourraient être tentées d’expliquer l’origine de telles innovations par un processus aveugle d’évolution plutôt que d’admettre l’œuvre du créateur derrière ces ingéniosités.

La forme du corps, les détails, la couleur et le comportement inné de ces insectes sont parfaitement programmés dans leurs gènes. Le processus de base proposé par la philosophie évolutionniste est que des mutations génétiques corrompent l’information génétique d’un individu et que, dans de rares cas, cette corruption peut engendrer un micro-changement positif. L’accumulation de micro-changements mènerait à l’apparition de nouvelles innovations biologiques. Bien que des décennies d’acharnement n’aient toujours pas démontré que ce « mécanisme » puisse engendrer des fonctions biologiques nouvelles, laissons tout de même aller notre imagination.   

Disons qu’une espèce d’insecte, qui ne ressemble en rien à une feuille, subisse une mutation génétique qui corrompt le développement normal de son corps. Cette corruption entraîne une déformation du corps, mais, par chance, ceci donne à l’insecte une ressemblance de disons 20% avec une feuille. Autre coup de chance ; la feuille avec laquelle une ressemblance partielle s’est développée est une feuille de l’environnement où l’insecte vit. Ces deux coups de chances extraordinaires ne sont pourtant pas suffisants pour tromper les oiseaux qui se nourrissent de cet insecte et ainsi permettent aux mutants de mieux survivre qu’aux individus normaux de l’espèce. Les deux miracles cosmologiquement improbables n’ont produit qu’une très vague ressemblance au niveau de la forme seulement. La ressemblance au niveau de la couleur est essentielle pour tromper la vision habile de l'oiseau. Pour qu'un tel changement se produise, il faut que d’autres gènes précis soient mutés du même coup.

Mutations

Les organismes vivants sont dotés de multiples mécanismes de réparation des erreurs génétiques, autrement dit, ils luttent contre les mutations génétiques et il est rare qu'une mutation passe inaperçue. Si cela ce produit, le résultat est soit négatif ou neutre. Les évolutionnistes évoquent la possibilités de "mutations positives". Même si les rares cas documentés sont discutables, rappelons ici que plusieurs mutations positives simultannées seraient nécessaires pour produire un insecte dont la forme et la couleur imite un objet de la nature.

Conclusion

Le mécanisme de l’évolution est une fois de plus incompétent pour expliquer l’origine des merveilles que révèle la Nature. Bien que des micro changements se produisent vraiment dans la Nature, ceux-ci sont sans direction et ne produisent jamais de nouvelles innovations biologiques.

Les phasmes sont dotés d’une morphologie spectaculaire et il n’existe pas d’espèce intermédiaire évolutive qui afficherait une morphologie à mi-chemin entre une carapace normale et une feuille d’arbre. Pourtant, si l’évolution s’était produite, des milliers d’espèces intermédiaires existeraient, vivantes ou fossilisées. Or, ce n’est pas le cas. Les nombreuses espèces d’insectes fossilisées dans de la roche ou de l’ambre n’ont aucunement permis de trouver de tels intermédiaires.

Il est pertinent de rappeler qu’il existe près de 3 000 espèces différentes de phasmes. S’il est illogique et improbable que l’accumulation de « miracles évolutifs » se soit produite sur une seule espèce, c’est donc dire que l’effort de foi aveugle requis pour faire face à la réalité est 3 000 fois plus élevé.

Il y a donc deux arguments qui militent en faveur de l’apparition soudaine et intégrale des phasmes, donc de la création (versus l’apparition graduelle) :

1)  Le fait que 20% de ressemblance au niveau de la forme serait d’une part miraculeux et d’autre part insuffisant pour conférer un avantage de survie. Aussi, l’imitation doit être parfaite, du premier coup, pour tromper les prédateurs. 

2)  Il n’existe pas d’espèce d’insectes intermédiaire qui aurait une ébauche de ressemblance avec une feuille ou une brindille.

 

Phasme7L'image du haut présente un papillon dont la morphologie et les couleurs imitent de façon étonnante la morphologie d'une aragignée "sauteuse" (image du bas). Très pratique pour éloigner les prédateurs !

8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 15:50


singeLe magazine Québec Sceptique (no. 60) a fait paraitre un article dans lequel on présente 10 "preuves incontournables" de l’évolution. Ces "preuves" constituent majoritairement un discours complètement dépassé par la science.




Le présent texte démontre que l'argumentation évolutionniste exploite des :

1) Phénomènes isolés : une mutation qui handicape partiellement une bactérie mais lui permet de combattre un antibiotique, un fragment de fossile difficile à classifier ;

2) Phénomènes partiellement rapportés et interprétés très subjectivement : les fossiles de l’Archéoptéryx et Basilosaurus, la "convergence" des adaptations marines ;

3) Fraudes et problèmes de mise à jour : l'argument embryologique (fraude), la similarité du génome singe-homme (mise à jour) ;

4) Confusions terminologiques : classifier des différences de tailles, couleurs et de formes comme des exemples d'évolution (cheval, sélection domestique, etc ...).  

Voici une réponse précise à chacun des 10 points présentés dans l'article du Québec sceptique

 

1 - Fossiles ordonnés


Affirmation : Des couches géologiques plus profondes aux plus récentes, les caractéristiques anatomiques d’un même groupe d’animaux varient légèrement de façon graduelle. La taille du cheval, par exemple, s’est accrue de celle d’un petit chien (Hyracotherium :
30 cm) à celle du cheval actuel (150 cm), en 45 millions d’années. Le nombre d’orteils touchant terre est passé de quatre à un seul aujourd’hui. L’évolution progressive des chevaux est un exemple parmi des centaines d’autres.

 

Réponse :

Le gradualisme prévu dans le registre fossile constitue la principale prédiction de la théorie évolutionniste. Pourtant, depuis Darwin jusqu’à aujourd’hui,  jamais a-t-on pu constater une trace fossile de l’apparition lente et graduelle des formes de vie. Darwin affirmait que le manque d’exemples de transition évolutive dans le registre fossile s’expliquait par le nombre encore trop peu élevé de fossiles répertoriés. Aujourd’hui, la règle d’or du registre fossile qui s’est imposée suite aux millions de fossiles répertoriés depuis Darwin est l’apparition soudaine et abrupte des formes de vies ce qui est complètement à l’opposé de la prédiction évolutionniste.


Fossile1
 

En bref, nous n'avons pas à chercher très loin pour constater que la lente transformation graduelle des formes de vies n'existe pas, ni dans la réalité du monde vivant, ni dans la réalité du monde fossile.

Le registre fossile comporte une caractéristique flagrante et généralisée : les formes de vie apparaissent soudainement (les graphiques de droite) dans la séquence des fossiles et disparaissent soudainement. Il n'existe pas de séries de fossile montrant la lente acquisition des caractéristiques morphologiques nécessaires au vol, par exemple (graphique imaginé par les évolutionniste, à gauche dans le schéma).

Stephen J. Gould, évolutionniste et fameux paléontologue déclare :

 

« L’extrême rareté des formes de transition est le secret de fabrique de la paléontologie... L’historique de la plupart des espèces fossiles comprend deux caractéristiques allant à l’encontre du gradualisme :

  

1. La fixité. La plupart des espèces ne démontrent aucun changement de direction tout au long de leur durée sur terre. Dans le registre fossile, leur apparence est à peu près la même à leur disparition; les changements morphologiques sont habituellement limités et sans direction.

 

2. L’apparition soudaine. Peu importe la zone locale, les espèces n’apparaissent pas graduellement, à la suite de la transformation constante de leurs ancêtres; elles apparaissent plutôt tout d’un coup et « complètement formées »

 

S.J. Gould; Natural History 86:14 (1977)



« Évolution » du cheval 

horses 
Recopié depuis 100 ans de manuel en manuel,  l’argument de l’évolution du cheval est l’une des plus vieilles icônes évolutionnistes. C’est en 1879 que Thomas Huxley publia le schéma d’une séquence graduelle de formes de « chevaux » dans l’American Journal of Science. Depuis, ce schéma a été utilisé par tout manuel, pamphlet ou programme faisant la promotion de l’évolution. Les faits suivants démontrent la grande faiblesse de cet argument :

 

-         Il n’y a aucun endroit sur Terre où l’on retrouve une séquence de fossile de chevaux. Les différents fragments de fossiles ont plutôt été trouvés sur des continents différents. De plus, le fossile de cheval considéré le plus ancien a été trouvé très près de la surface plutôt que dans des strates inférieures, dites « vieilles » ;


PlusPetit chevalLes chevaux contemporains, de la même espèce, varient énormément au niveau de la taille. Le plus petit, Falabella, peut être aussi petit que 43 cm (record du monde). Il n’y a donc aucune raison valable de faire un lien entre la théorie de l'évolution et les différences de taille des fossiles de chevaux ;

 

-        Quant aux différences au niveau du nombre d’orteils, encore une fois, il y a des cas documentés de chevaux vivants aujourd’hui avec 2 orteils additionnels.  

 

 



2 - Chaînons présents


Archaeopteryx 1Affirmation : Les fossiles intermédiaires existent. Un des exemples les plus connus : l’Archeopteryx – dont dents, griffes et queue sont clairement reptiliennes – pouvait voler avec les ailes plumées d’un oiseau. Un autre chaînon « manquant » prédit et retrouvé : le Basilosaurus, muni de quatre petites pattes inutiles pour la marche comme pour la nage ; il fait le lien entre les baleines actuelles qui n’ont pas de pattes arrière et leurs ancêtres terrestres à quatre pattes.

 


Fossile d'un spécimen d'Archeopteryx

Réponse :

Est-ce que l’Archéoptéryx est vraiment une forme intermédiaire entre les reptiles et les oiseaux ? Même s’il n’y a pas de consensus parmi les évolutionnistes, ce fossile est tout de même la mascotte officielle de la propagande évolutionniste. Ceci est suffisant pour démontrer la rareté et la pauvreté des exemples de transitions évolutives.

 

Ensuite, il est capital de rappeler que l’apparition dans la séquence des fossiles de tous les invertébrés complexes (escargot, palourde, méduse, éponges, ver, brachiopode, trilobites, etc.) est soudaine et abrupte. En d’autres mots, ces formes de vie apparaissent complètement formées et sans aucun ancêtre potentiel dans les strates avoisinantes ni même dans tout le registre fossile. Ce constat est aussi vrai relativement à tous les genres majeurs de poissons.

 

La polémique entourant l’Archéoptéryx est alors futile puisqu’il s’agit d’un fossile parmi des millions d’autres qui indiquent une conclusion à l’opposé de l’évolutionnisme. De surcroît, l’Archéoptéryx représente simplement une espèce d’oiseau disparue qui ne correspond pas exactement aux critères modernes qui définissent un oiseau (à cause de la présence de dents et de griffes). De plus, il existe trois autres créatures volantes dans la Nature : les insectes volants, les reptiles volants (maintenant éteints) et les mammifères volants (chauve-souris). C’est donc dire que l’évolution aurait causé les multiples adaptations nécessaires au vol chez quatre types de créatures terrestres et aucun fossile des centaines d’espèces intermédiaires n’a été laissé pour aucune de ces quatre prodigieuses évolutions ?

 

basilosaurusL’argumentation entourant l’espèce fossile Basilosaurus nous renseigne surtout sur la façon tordue avec laquelle les évolutionnistes interprètent des pacotilles. Basilosaurus, qui était de toute évidence une espèce marine à part entière, n’avait pas de pattes contrairement aux allégations évolutionnistes. On identifie sur les fossiles de Basilosaurus des petits membres postérieurs (voir l'image ci-dessus) qui selon les hypothèses les plus crédibles auraient servi lors de la reproduction.  

 

 

3 - Embryons similaires


Embyons5.jpgAffirmation : Les embryons de vertébrés (morue, poulet, humain) sont très semblables au début, mais divergent lentement à mesure qu’ils se développent, pour être de forme très différente à la naissance. Leur développement, par exemple, passe tous trois par des fentes brachiales, parfaitement inutiles pour les poulets et les humains, mais qui témoignent d’un ancêtre commun qui avait des branchies.

 

Réponse :

L’argument embryologique date de l’époque de Darwin et constitue la plus grande supercherie de l’histoire de l’évolution. Contrairement à certaines fraudes telles que le crâne de l’Homme de Piltdown (admise après 40 ans de propagande), les dessins d’embryons de vertébrés publiés par celui que l’on a considéré comme le père de l’écologie ont été recopiés pendant 120 ans avant d’être admis officiellement comme frauduleux. Suite à cette admission, beaucoup d’ouvrages évolutionnistes continuent d’utiliser intégralement la fraude de Haeckel comme preuve éclatante. Par exemple le livre Le miroir du monde (2000) de Cyrille Barrette, professeur de biologie.

 

Embyons2Même si les embryologistes de l’époque de Haeckel avaient déjà détecté la supercherie flagrante de ces esquisses, c’est seulement en 1998 que la version française de la revue Scientific American déclarait les dessins d’embryons de Haeckel comme frauduleux :

 




 

« Haeckel a donné une vision fausse du développement embryonnaire, mais sa supercherie va plus loin. Ses dessins contiennent tant d’erreurs qu’il ne s’était certainement pas contenté de reproduire de vrais embryons. »

 


Michael Richardson « Une fraude en embryologie » Pour la Science, no. 247, (mai 1998)

M. Richardson est professeur d’anatomie et de biologie du développement à la faculté de Médecine de l’Hôpital Saint-George.


Certains évolutionnistes se défendent en affirmant que Haeckel a simplement « exagéré » la ressemblance des embryons. Il est vrai qu’à l’étape de l’embryogenèse où la colonne vertébrale se développe, on peut remarquer une similitude entre les embryons de divers vertébrés. Si l’évolution avait une quelconque valeur prédictive, on remarquerait de grandes ressemblances entre les embryons dans les stades précoces du développement embryonnaire, bien avant que la colonne vertébrale se développe. Or, ce n’est pas du tout le cas de figure qui est observé dans la réalité.

 

Embyons4Dès la fécondation de l’œuf, des différences de forme et de grosseur apparaissent. Par exemple, l'ovule fertilisé d’un humain est de 10 à 40 fois plus petit que celui d’autres vertébrés tels que le poisson, la grenouille, la tortue ou la poule.


En 1987, Richard Elinson rapportait que les grenouilles, les poules et les souris « sont radicalement différentes dans des caractéristiques fondamentales telles que la taille de l’œuf, les mécanismes de fertilisation, les modes de divisions et les mouvements de gastrulation ».

William Ballard (1976) a écrit que c’est « seulement par des tournures sémantiques et une sélection subjective de l’évidence et en faisant plier les faits de la nature que l’on peut s’obstiner à dire que les stades de divisions cellulaires et de la gastrulation des Vertébrés sont plus ressemblants que leurs adultes ».

Et finalement, Stephen Jay Gould déclarait en mars 2000 : « Nous avons le droit, je pense d’être aussi surpris qu’embarrassés par ce siècle de recyclage insensé qui a mené à la persistance de ces esquisses [les embryons dessinés par Haeckel] en grand nombre, si ce n’est pas en majorité, dans les manuels scolaires modernes »

 

 

______________________
Sources :

Elinson, R. P. change in Develpmental Patterns : Embryos of Amphibians with Large Eggs. In Development as an Evolutionary Process, ed. R. A. Raff and E. C. Raff, Vol 8, pp 1-21.

 

Ballard, William w., « Problems of gastrulation: real and verbal » BioScience 26 (1976) pp. 36-39.

 

Stephen Jay Gould, « Abscheulich! Atrocious!»  Natural History (Mars 2000) pp. 42-49.

______________

 


4 - Anatomies homologues


AnatomieComparéeAffirmation : L’anatomie des mammifères est très semblable : le bras humain et la nageoire de la baleine sont tous deux formés de 30 os et 17 articulations, dont une seule est mobile chez la baleine. Ils ont reçu d’ancêtres communs le même héritage squelettique. Toutefois, pour faire une rame de la nageoire de la baleine, l’évolution a dû figer
16 des 17 articulations du bras.

 

Réponse :

L’anatomie comparée est une discipline très subjective, car elle fait intervenir la notion de « ressemblance ». Cette dernière n’est pas aisément quantifiable et mesurable. Mais ceci ne constitue que le plus petit problème de l’argumentation évolutionniste …

 

Si la présence de structures dites homologues chez différentes espèces est expliquée par l’existence passée d’un ancêtre commun ayant transmis la structure en question (héritage génétique), nous devrions alors constater que cette structure se développe à partir des mêmes groupements de gènes. Or, ce n’est pas le cas.

 

Elles sont souvent déterminées par des gènes totalement différents d’une espèce à l’autre (Mayr, E., 1974; Hadorn, E., 1961; De Beer, G., 1971; Hardy, A., 1965). Puisque la transmission des caractères se fait strictement par la transmission des gènes, le constat des structures « homologues » codées par des gènes différents impliquent nécessairement une origine distincte des structures, contrairement à une origine commune (l’ancêtre commun).

 

L’interprétation évolutionniste serait encore renforcée si les recherches en embryologie avaient pu démontrer que les structures homologues suivaient des modes de développement embryologique homologues. Or, les structures homologues chez les vertébrés (Poissons, Amphibiens, Reptiles, Oiseaux et Mammifères) sont réalisées par des modes de développement embryologiques très différents

 

En outre, après la gastrulation, les sites de cellules d’où dérivent les structures homologues sont également différents. De Beer donne l’exemple suivant : le tube digestif est considéré comme un organe homologue chez les vertébrés. Et pourtant, il se forme à partir de sites totalement distincts.

 

Source : L’homologie, l’anatomie comparée et la théorie de l’évolution

Par Sinalseli Tshibwabwa Ph. D.

 

 

5 - Caractères convergents


convergent evolutionAffirmation : Des espèces qui ont le même mode de vie possèdent les mêmes adaptations, malgré qu’elles puissent provenir d’ancêtres très différents. Par exemple, le requin, l’ichtyosaure et le dauphin ont adopté une forme extérieure très semblable pour pouvoir se déplacer rapidement dans l’eau. Pourtant, ils sont issus d’ancêtres très différents : poissons, reptiles, mammifères. La sélection naturelle les a fait converger vers des caractéristiques adaptatives similaires.

 

tree-o-lifeRéponse :

Il est très difficile de répondre à cette affirmation, car elle constitue une interprétation entièrement arbitraire. Il n'existe pas un seul fossile crédible qui pourrait indiquer que soit les reptiles, soit les mamifères aient évolué pour "retourner" à la vie marine. Rappelons que les adaptations prodigieuses requises pour la vie marine demanderaient que des centaines d'espèces intermédiaires existent sous forme vivante ou fossile (excluant l'imaginaire des évolutionnistes).  

Ensuite, ce n’est pas du tout à l’avantage de la théorie de l’évolution que des adaptations similaires (ici marines) soient apparues dans des lignées différentes (reptile, poisson, mammifère), de façon indépendante. C'est donc dire que le miracle ce serait produit 3 fois plutôt qu'une.

 

Ensuite, la cause d’adaptations similaires chez des espèces radicalement différentes peut tout aussi bien être expliquée d’un point de vue créationniste : puisque les formes de vie et leurs adaptations respectives émanent du même créateur, il serait justifié de constater une certaine récurrence dans le monde vivant. Le même concepteur a résolu certaines situations (ex ; la vie marine) avec les mêmes solutions optimales.

L'évolutionniste, de son côté,  doit admettre qu'un processus aveugle de corruption de l'information génétique (les mutations) a fait "pousser", chez un mammifère terrestre, des nageaoires au lieu des pattes et que celui-ci a eu la bonne idée de ramper jusqu'à l'eau. Un  autre jour, le même genre de miracle s'est produit pour un reptile, ainsi de suite.      

 


6 - Gènes semblables



DNAAffirmation : Tous les êtres vivants (érables, huîtres, éléphants, humains) ont le même type de code génétique ; ils portent tous les mêmes acides nucléiques ADN et ARN, et les mêmes protéines composées des mêmes acides aminés. Par exemple, notre génome serait à 98 % similaire à celui des chimpanzés, incluant de nombreuses séquences de pseudogènes identiques qui n’ont pas de fonction, mais font partie de l’héritage génétique d’ancêtres communs aux deux espèces.

 

HumainSinge
Réponse :

Il est vrai que l’ADN de tout être vivant, des bactéries à l’Homme, est « écrit » avec le même langage génétique. Nous pourrions avancer que ce fait est à l’appui de la création en formulant la proposition suivante : le code génétique est universel dans le monde vivant parce que toutes les formes de vies ont été créées par le même créateur. Ceci serait une preuve insatisfaisante et l’argument évolutionniste l’est autant puisqu’il se base sur un raisonnement tout aussi faible. Les évolutionnistes ne semblent pas du tout gênés par ce type d’argumentation très légère.

 

De plus, l’affirmation selon laquelle il y a seulement 2 % de différence entre l’ADN humain et celui des chimpanzés repose sur de vieilles études, à l’époque où le séquençage des génomes n’avait pas débuté.

 

"Depuis presque 30 ans, les chercheurs ont assumé que l’ADN des humains et des chimpanzés étaient identiques à environ 98.5 %. Maintenant, un regard plus profond a révélé des différences précédemment inconnues dans des régions équivalentes de l’ADN. Ensemble, ces insertions et délétions suggèrent que ces génomes ne sont pas aussi similaires que les chercheurs l’ont pensé."

(Science Now, Octobre 2002)

 

Ensuite, rappelons que le nombre de différences morphologiques entre le singe et l’Homme est substantiel. Du point de vue évolutionniste, il en découle que des dizaines d’espèces intermédiaires auraient existé, ce qui n'est pas le cas. Tous les supposé fossiles singe-homme se sont avérés soit frauduleux ou soit reclassifiés comme espèce cousine de l'homme (Néandertal et autres). 

 

À cet effet, M.-P. Schützenberger (Mathématicien, informatique théorique, médecin, généticien) note les faits suivants dans une entrevue accordée au magazine La recherche (1996) : 

 

"Gradualistes ou saltationistes [théorie des sauts brusques de l’évolution] sont tout à fait incapables de donner une explication convaincante de l'émergence quasi simultanée des nombreux systèmes biologiques qui distinguent l'homme des singes supérieurs : la bipédie avec les modifications concomitantes du bassin et sans doute du cervelet, une main beaucoup plus habile, avec d’empreintes digitales qui lui confèrent un tact beaucoup plus fin; les modifications du pharynx permettant la phonation, la modification du système nerveux central notamment au niveau des lobes temporaux, permettant une reconnaissance fine de la parole. Ces appareils sont du point de vue de l’embryogenèse complètement différents les uns des autres."

 

 

De la souris à l’Homme, sans changement ? 

 

Le séquençage des génomes de plusieurs mammifères a révélé d’autres faits invalidant l'évolution. Par exemple :

 

"Il y a 481 segments de plus de 200 paires de bases qui sont conservés de façon absolue (identiques à 100%, aucune insertion ni délétion) entre les régions orthologues du génome humain, du rat et de la souris. Presque tous ces segments sont aussi conservés chez les génomes du poulet et du chien."

 

Ceci est inconsistant avec la théorie de l’évolution, car plus il y a de distance temporelle entre l’apparition de deux espèces (comme l’humain avec le rat, la souris, le poulet, etc.), plus les gènes qui codent pour des fonctions similaires ont eu le temps de subir des mutations, positives ou neutres.

 

L’explication évolutionniste qui a été proposée veut que ces régions codent des fonctions vitales de l’organisme. C’est donc dire que les variations génétiques se produisant sur ces régions seraient fatales donc non transmises à des descendants. Ceci expliquerait la conservation intégrale de ces gènes chez plusieurs espèces durant des millions d’années.

 

Or, cette explication n’est pas valable. Voici ce que des recherches récentes ont révélé à ce sujet :

 

Afin de trouver quelle est la fonction de certaines de ces régions non-codantes hautement conservées chez les mammifères, l’équipe de Edward Rubin (du Lawrence Berkeley National Laboratory de Californie) ont procédé à la suppression de deux immenses régions d'ADN « junk » chez la souris qui contiennent 1 000 séquences hautement conservées qui se trouvent chez la souris et l’humain.

 

Les chercheurs s’attendaient à ce que la souris présente des problèmes multiples résultant des suppressions.

 

Cependant, ces souris étaient pratiquement indiscernables des souris normales pour toutes les caractéristiques mesurées incluant la croissance, les fonctions métaboliques, l’espérance de vie et le développement global.

 

En d’autres mots, ces régions de l’ADN hautement conservées sont tout sauf vitales.

 

La conclusion qui en découle est que l’apparition des différents mammifères ne s’est pas faite à des moments très distants tel que la théorie de l’évolution le suppose. Il est beaucoup plus logique d’affirmer que ces différentes espèces sont apparues « récemment » et au même moment (scénario créationniste). Si cette dernière hypothèse est vraie, on s'attendrait à ce que des régions de l’ADN non vitales soient presque identiques, étant donné le peu de temps laisser entre l’apparition de la souris et celle de l’humain pour que des mutations aient affecté ces régions. Or, c'est très exactement ce qui est observé. 

 

______________
Sources :

« Les failles du darwinisme » La recherche (Janvier 1996)

« Jumbled DNA Separates Chimps and Humans » ScienceNOW (21 octobre 2002)

« Life goes on without 'vital' DNA » NewScientist (Juin 2004)

Bejerano et al., “Ultraconserved Elements in the Human Genome,” Science, Vol 304, Issue 5675, 1321-1325, (28 mai 2004)

_____________________

 

AntibioRes.jpeg7 - Sélection active


Affirmation : On peut constater la sélection naturelle en action aujourd’hui en observant des bactéries qui deviennent résistantes à nos antibiotiques. Ces bactéries mutent constamment et rapidement. La très grande majorité est tuée par les antibiotiques. Une mutation providentielle permet parfois à certaines d’entre elles de survivre et de se multiplier, et elles deviennent alors résistantes aux antibiotiques utilisés.

 

Réponse :

Cet exemple « d’évolution en action » est le plus cité actuellement dans la littérature évolutionniste. Il s’agit d’une réalité (ce qui est rarissime dans le discours évolutionniste) et, de surcroit, il est bel et bien question de mutations génétiques (dans de rares cas), de sélection naturelle et de survie.

AntibioRes2.jpgParticularité des bactéries

Une bactérie est un organisme unicellulaire jusqu’à 100 fois moins grand qu’une cellule animale. Les bactéries qui vivent dans le sol résistent naturellement aux antibiotiques, car elles sont en contact avec les champignons d’où on extrait les antibiotiques. Cette résistance est causée par la production d’une enzyme qui bloque la molécule antibiotique. Cette enzyme est produite grâce à un gène que possède la bactérie du sol. Lorsqu’une bactérie du sol est en contact avec une espèce de bactérie pathogène de l’Homme, la bactérie du sol transmet le « gène de résistance » à l’autre bactérie via un processus nommé le transfert de plasmide.

Ce phénomène explique la majorité des cas de résistance à l’antibiotique chez une espèce qui autrefois était décimée par l’antibiotique. Le transfert de plasmide est quasi exclusif aux bactéries, il ne peut aucunement expliquer l’origine de formes de vie plus complexes que les bactéries. Ensuite, il ne s’agit nullement d’une « nouvelle innovation biologique », c’est plutôt l’importation d’une fonction de résistance qui existait chez une autre espèce. Cette fonction n’est pas apparue par mutations génétiques cumulatives générant un tout nouveau gène, ce qui est pourtant le fondement du mécanisme de l’évolution.

 

Résistance suite à une mutation : oui cela existe

La conséquence d’une mutation génétique est la corruption de l’intégrité de l’information génétique d’un organisme. C’est très exactement le même effet que produirait la suppression ou l’ajout aléatoire de caractères dans la page d’un livre. L’effet pourrait être neutre, dans le meilleur des cas. Il est impossible que ce procédé aveugle engendre une nouvelle page dans le livre, écrite dans la langue du livre, et ce, en respectant les règles grammaticales et constituant du même coup une suite logique à l’histoire du livre, à l’endroit exact de l’insertion de la page. Pourtant, c’est très exactement ce que les évolutionnistes avancent pour expliquer l’origine de tous les gènes produisant tous les caractères du vivant : cerveau, œil, nageoire, ailes, écailles, système de reproduction, etc … Des innovations dépassant les technologies humaines équivalentes ! 

Les bactéries peuvent devenir résistantes lorsqu’une mutation génétique cause une légère déformation d’une enzyme qui est ciblée par l’antibiotique. Il faut que la déformation soit suffisante pour empêcher l’antibiotique de se lier à l’enzyme, mais pas assez sévère pour empêcher l’enzyme d’accomplir sa tâche vitale pour la bactérie.

La bactérie qui subit ce genre de mutation devient résistante et transmet ce caractère à ses descendants. La nouvelle espèce émergente n’a aucun gène additionnel ni aucune fonction cellulaire nouvelle. Pire encore, elle est « handicapée » étant donné qu’une de ces enzymes vitales est défectueuse. Mais le résultat est tout de même que cette bactérie survit et les bactéries non mutantes meurent.

Les changements subits vont dans le sens opposé de l’évolution (perte de fonctionnalité au lieu d’un gain). Les phénotypes produisant la résistance aux antibiotiques sont tous étudiés et largement documentés. Dans tous les cas les microbiologistes ont confirmé que la résistance est causée par une déformation de l’enzyme ciblée par l’antibiotique.

 

8 - Sélection domestique
Image1

Affirmation :  Nous avons nous-mêmes procédé, avec grand succès depuis 10 000 ans, à la sélection artificielle de loups pour les transformer en de multiples races de chiens de compagnie, comme nous l’avons fait pour notre plus grand profit avec la vache laitière et les céréales. Les espèces peuvent évoluer ; elles ne sont pas immuables.

 

Réponse :

Cet « argument » exploite la très large étendue du mot « évolution ». Il est vrai qu’une grande diversité existe au sein des espèces. Probablement qu’une espèce originale de la famille des équidés a divergé pour donner naissance aux trois sous-espèces que constituent les chevaux, les ânes et les zèbres. Ceci ne représente nullement une évolution au sens de l’apparition de nouveaux caractères biologiques.

 

Nous avons mentionné précédemment qu’au sein d’une même espèce, celle des chevaux par exemple, il existe des différences de taille importante : le plus petit, 43 cm, alors que le plus grand mesurait plus de 2 mètres. Une différence de taille, de forme et de couleur ou longueur de poils n’est nullement pertinente du point de vue des origines. Si l’évolution ne représente que des changements de taille et de forme, alors cette théorie est inutile lorsque l’on cherche à expliquer l’origine des vertèbres, des yeux, des pattes, des ailes, etc …

 

 

9 - Biogéographie révélatrice


BiogeographicAffirmation : Les différentes espèces ont une forte tendance à se grouper de façon géographique, tels kangourous et koalas en Australie, et lémurs à Madagascar. De plus, il n’y a aucun ours en Afrique, ni aucun loup en Australie. Ces surprenantes répartitions s’expliquent facilement par le rassemblement naturel des descendants d’un ancêtre dans une région donnée, isolée par une barrière infranchissable comme un océan.

 

Réponse :

La répartition géographique des espèces s’explique d’une seule façon soit la migration passée d’une espèce dans la région géographique en question et sa possibilité d’y vivre. Aucune des deux théories des origines ne se trouve confortée par cette simple réflexion. Si des ours se trouvaient en Afrique, les évolutionnistes n’auraient nullement avoué qu’il s’agit d’une réfutation à leur théorie et auraient tôt fait de trouver une raison et une explication à ce phénomène. Ce type de raisonnement que l'on colle sur les données à postériori ne vaut rien en terme d'argumentation.

 


10 - Dérives continentales

DériveAffirmation : Certains fossiles (Cynognatus, Mesosaurus) n’apparaissent que dans certaines bandes terrestres de l’Amérique du Sud et de l’Afrique, dont la continuité observée implique que ces continents étaient autrefois soudés ensemble. Elles attestent de la lente dérive des continents sur plusieurs centaines de millions d’années. Cette dérive continentale de quelques centimètres par an ne peut s’être produite en si peu que 10 000 ans.

 

Réponse :

De nos jours, aucun géologue ne conteste que les reliefs terrestres se soient formés par l’effet d’évènements catastrophiques. La géologie est revenue depuis les années 1980 à une approche catastrophique et abandonne de plus en plus l’idée des formations graduelles. Créationnistes et évolutionnistes croient tous que ces deux continents étaient autrefois joints. Les créationnistes avancent qu’une catastrophe de grande envergure a causé la séparation et la dérive rapide de ces continents. Cette dérive s’est ensuite ralentie et stabilisée.


Catastrophes d'envergures en direct
 

MtStHelenNous avons pu voir des catastrophes comme celle de l’éruption du Mont St-Helens (mai 1980) qui a affecté le relief de la région environnante sur plus de 380 km carré. Près de trois milliards de mètres cubes de roches dévalèrent en avalanche le versant nord et comblèrent en grande partie la vallée de la rivière Toutle.



Mt st helens cendresUn énorme glissement de terrain fit passer l'altitude du volcan de 2 950 à 2 549 mètres. Il n'aura suffi que de quelques jours pour que les impacts se concrétisent. 

http://www.icr.org/article/5123/

 






Nous connaissons aussi des strates de sédiments qui s’étendent sur des centaines de km traversant parfois plus d’un continent. Les caractéristiques de telles strates sont uniformes sur toute la longueur et parfois contiennent les mêmes fossiles d’un bout à l’autre. Ces faits témoignent que la couche de sédiments en question est le résultat d’un unique évènement catastrophique qui s’est produit sur un cours laps de temps (sinon les animaux morts auraient pourries bien avant d’être fossilisés.)

 

RedwallOn trouve de tels exemples dans le Grand Canyon. Le dépôt calcaire Redwall Limestone contient un vaste cimetière de fossiles qui s’étend sur 290 kilomètres (180 miles).






nautiloidDans cette couche de sédiments de 2 mètres de largeur, on trouve des milliards de nautiloids fossilisés (du groupe des mollusques). Ce cimetière de fossiles s’étend du nord de l’Arizona au sud Nevada couvrant 30 000 kilomètres carrés (10 500 miles carrés).

 

Ce phénomène s’explique par une catastrophe unique, de grande envergure et s’étant produit sur une courte période. Les raisons sont les suivantes :

 

1-    la couche de sédiments est mince et continue, elle ne peut donc pas résulter de plusieurs mouvements de sédiments répartis dans le temps (c'est-à-dire, éloignés par des millions d'années) ;

2-    l’uniformité de l’écosystème fossilisé qu’elle contient témoigne que les nautiloids n’ont pas eu le temps de migrer ailleurs avant d’avoir été tous capturés par le mouvement de sédiments qui les a fossilisés.

 

Ce ne sont là que deux exemples très documentés parmi une grande multitude de cas observés qui penchent en faveur d’une formation rapide des reliefs terrestres, et ce, par des évènements catastrophiques.


Conclusion

Il est fort étonnant que le Québec sceptique qualifie ces pseudo-preuves "d'incontournables". Il s'agit plutôt de :

1) Faits isolés : une mutation sur une bactérie, un fragment de fossile difficile à classifier ;

2) Phénomènes partiellement rapportés et interprétés très subjectivement : les fossiles de l’Archéoptéryx et Basilosorus, la "convergence" des adaptations marines.

3) Fraudes et problèmes de mise à jour : l'argument embryologique (fraude), la similarité du génome singe-homme (mise à jour) ;

4) Confusion terminologique : classifier des différences de tailles, couleurs et de formes comme des exemples d'évolution (cheval, sélection domestique, etc ...).  


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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 19:53

Epinoche_04.jpgEn novembre 2009, le magazine Evolution a publié un article dans lequel on clame encore une fois avoir découvert une preuve de l’évolution. L’équipe de Rowan Barrett, zoologiste à l’Université de Colombie Britannique, est à l’origine de cette recherche qui concerne un poisson de la famille des épinoches qui vit en eaux marines et en eaux douces.

 

 

 

Sur le site de l’université de Colombie Britannique on rapporte que :

 

Selon le zoologiste Rowan Barrett : « Les scientifiques ont identifié une version mutante du gène, ou allèle, qui inhibe la croissance de l’armure d’écailles »

 

« Alors que cet allèle n’est présent que chez 1 % des individus marins, cet allèle est très répandu au sein de la population vivant en eau douce »

 

armur epinoche

 

En d’autres mots, la perte d’une fonction (armure d’écaille) chez cette espèce de poisson a favorisé sa survie en eaux douces. La production des écailles chez le poisson est commandée par certains gènes de son ADN. D’autres gènes dits « régulateurs » contrôlent l’expression de ce gène. Une mutation du gène régulateur a causé une « erreur », comme c’est l’effet de toute mutation génétique (elles peuvent être, tout au plus, neutres). Cette erreur a fait en sorte que le poisson mutant a une armure d’écaille réduite. Ainsi, sa croissance corporelle est mise à profit et la taille de son corps est augmentée. Ces effets semblent lui conférer un avantage en eaux douces.

 

Le mot « évolution » est mal choisi

 

Cet évènement ne représente aucunement l’apparition d’une innovation biologique, c’est plutôt la suppression d’une innovation biologique (les écailles). Cette suppression constitue un avantage en eaux douces qui s’est répandu grâce à la sélection naturelle ou, la survie du « mieux adapté ».

 

Le même genre de phénomène se produit chez les bactéries. Une mutation génétique chez une bactérie peut corrompre le bon fonctionnement de la membrane cellulaire, par exemple. Cette corruption légère peut toutefois être suffisante pour empêcher un antibiotique de pénétrer à l’intérieur de la bactérie et de la tuer. La résistance aux antibiotiques est l’exemple le plus cité et le plus flagrant d’« évolution » au sein de la littérature évolutionniste. Pourtant, cet exemple, autant que les études récentes sur les épinoches, ne démontre aucunement l’apparition de nouveaux caractères biologiques.

 

Régression au lieu d’évolution

 

Ces exemples acclamés comme des preuves éclatantes de l’évolution concernent des traits existants qui s’atrophient au profit de la survie, et ce, dans un contexte très particulier.

 

Ce sont donc de véritables changements qui, de surcroît, sont bel et bien répandus dans les générations successives grâce à la sélection naturelle, mais le résultat final est une « sous-espèce » qui a régressé sur le plan biologique. Si le bilan biologique d’une espèce se comptabilise par le nombre de fonctions biologiques qu’elle opère (la vue, la respiration, la nage, la reproduction, la protection, etc) alors une espèce qui perd une fonction régresse, même si cela est utile à sa survie. Non seulement elle régresse, mais l’origine des fonctions biologiques que porte l’espèce demeure inexpliquée.

 

Que cherchons-nous à expliquer ?

 

Bien que cette recherche sur les épinoches mutantes soit fort intéressante, elle n’explique rien du point de vue des origines. L’évolutionnisme et le créationnisme prétendent expliquer l’origine des formes de vies et non pas leur potentielle perte de fonctions une fois que celles-ci existent.

 

Je suggère l’analogie suivante : la serrure de votre porte de maison est bousillée. En conséquence, les voleurs avec leurs outils habituels ne réussiraient pas à trafiquer cette serrure. Votre maison est alors immunisée contre le vol et serait la seule sur la rue qui ne peut pas être volée.

 

Diriez-vous que votre maison est plus évoluée que les autres ? Diriez-vous que ce bris pourrait expliquer l’origine de la plomberie et de l’électricité dans une maison standard ?

 

Un évolutionniste répondrait « oui » à ces deux questions.

 

Conclusion

 

La résistance aux antibiotiques aussi bien que les épinoches mutantes sont des cas très concrets et réels. Cependant, ces cas démontrent que l’effet combiné des mutations génétiques et de la sélection naturelle mène à la régression biologique des espèces. Le problème est purement terminologique : les croyants évolutionnistes associent à l’« évolution » n’importe quel changement biologique qui confère un avantage de survie. Cette approche très légère ne fait qu’alimenter la confusion dans le débat des origines.

 

 

Les failles du darwinisme, La Recherche 1996 pp. 87-90

 

« Dans une zone qui se désertifie, les espèces qui disparaissent [les premiers] sont celles qui ont le plus besoin d'eau. Ce qui n'explique pas l'apparition chez les survivants de structures dont les propriétés fonctionnelles leur  permettent de mieux résister à la sécheresse. Le concept de sélection naturelle n'est pas un concept très fort. »


Commentaire d’un lecteur

 

Pourquoi les évolutionnistes interprètent cette découverte comme étant une preuve de l'évolution malgré son invalidité... sont ils des menteurs? Pourquoi ces mensonges et toutes ces propagandes? Pourquoi ils veulent tromper les gens?

 

Les évolutionnistes ne veulent pas tromper les gens. La théorie de l’évolution est devenue très large c’est-à-dire qu’un changement biologique est automatiquement classifié comme une preuve de l’évolution même si l’espèce régresse en termes d’information génétique. C’est le cas de l’argumentation très popularisée relativement à la résistance aux antibiotiques.

 

Si l’on se penche sur la question des origines des formes de vie, il est impératif de proposer un mécanisme qui fait progresser la quantité d’information génétique. Les évolutionnistes ont simplement perdu de vue cet objectif.

 

 

Pensez-vous que dans le future on trouvera des preuves de l'évolution ou bien au contraire vous croyez  que la théorie de l'évolution est comme l'alchimie elle finira, avec le temps, par disparaitre de la littérature scientifique.

 

Tant que la définition de l’évolution englobera n’importe quel changement, sans analyser l’impact concret en termes de quantité d’information génétique fonctionnelle, eh bien oui, d’autres « preuves » seront découvertes.

 

Par contre, la théorie de l’évolution, sous cette forme, n’est pas une théorie des origines, elle est une théorie sur les changements biologiques au sein  des espèces. Ces changements sont régressifs ou neutres au niveau de l’information génétique et n’expliquent alors rien sur l’origine des gènes qui codent pour les yeux, les nageoires, le système nerveux, les fonctions de reproduction, etc.



Sources :

 

Rowan D. H. Barrett  “Environment Specific Pleiotropy Facilitates Divergence at the Ectodysplasin Locus in Threespine Stickleback” Evolution, Volume 63, (novembre 2009)

 

http://www.publicaffairs.ubc.ca/media/releases/2008/mr-08-112.html

 

M.-P. Schützenberger : Les failles du darwinisme, La Recherche 1996 pp. 87-90

 

Mathématicien, informatique théorique, médecin, généticien et épidémiologiste, spécialiste du pian. Il a travaillé sur la théorie des codes et apporté de grandes contributions à la compréhension mathématique du codage de l’information.

 

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 17:36

L'édition du 1er mai 2009 de la revue Science révèle que, pour la deuxième fois, une équipe de recherche de l'Université de l'état de la Caroline du Nord a mise à jour des protéines préservées et extraites d'un fossile de dinosaure que l'on croit être vieux de 80 millions d'années.


Les protéines découvertes (collagène, laminine et élastine) sont présentes dans les tissus et vaisseaux sanguins. L'équipe de Mary Schweitzer a pu séquencer ces protéines « préservées » chez un spécimen d'hadrosaure.


En mars 2005, Schweitzer et ses collègues avaient rapporté la découverte de fragments de protéines extraites d'un fossile de T. rex. La nouvelle avait fait un éclat dans la communauté scientifique et la contamination de l'échantillon avait été rapidement invoquée comme explication de ce phénomène.

Cette fois, des précautions additionnelles ont été prises lors de l'extraction et de l'analyse. Deux équipes indépendantes ont mené des analyses biochimiques menant à la même conclusion : la présence de protéines conservées impliquées dans les tissus et vaisseaux sanguins. Ces molécules ont une durée de vie limitée après la mort de l'organisme, même dans des conditions de préservations extraordinaires. À première vue, une telle observation paraît mieux expliquée dans un modèle créationniste où l'on suppose que la Terre est relativement jeune.
 

La norme en paléontologie est que ce type de molécule, lorsque extraordinairement conservées, ne se trouve jamais sur des fossiles que l'on dit être plus vieux que 500 000 ans alors que le hadrosaure dont il est question et le T. rex précédemment analysé auraient supposément 80 et 68 millions d'années, respectivement.


« Le collagène, la protéine principale dans les tissus conjonctifs, est rarement trouvé dans des fossiles qui ont plus de quelques centaines de milliers d'années d'âge »


Compte tenu de la croyance évolutionniste, ce genre d'analyse biochimique n'était pas opéré sur des fossiles classifiés comme « très vieux ». Maintenant que l'on a pu répliquer le résultat une deuxième fois, il est possible que les paléontologues s'ouvrent à la possibilité de trouver des matériaux organiques non minéralisés sur des fossiles « vieux ». Nous découvrirons peut-être que ce phénomène est récurrent et donc pas si extraordinaire.


Conclusion

Au final, nous pouvons encore conclure que des deux modèles explicatifs sur nos origines, celui de la création tient la route face aux évidences scientifiques alors que l'évolution est réfutée. Bien que les scientifiques croyants en l'évolution soient libres d'invoquer un mécanisme encore inconnu de préservation, il faut réaliser que la science fonctionne avec ce qu'elle a actuellement et que la science n'est pas une « chasse aux preuves ».

Les faits parlent d'eux-mêmes et nous avons le choix entre les accepter ou bien les contourner par des discours tendancieux du genre : « la science va découvrir un mécanisme chimique qui permet cette préservation. » Peut-être que la science va découvrir, au contraire, que ce type de molécules ne peut pas, sur base de raisonnement physico-chimique, se préserver au-delà d'un certain temps. Et la conclusion que les dinosaures sont « relativement jeunes » pourrait se renforcir.

 

Sources : 

"Biomolecular Characterization and Protein Sequences of the Campanian Hadrosaur B. canadensis," Science, 1er mai 2009: Vol. 324. no. 5927, pp. 626-631.

Schweitzer et al., "Soft-Tissue Vessels and Cellular Preservation in Tyrannosaurus rex," Science, Vol 307, Issue 5717, 1952-1955, 25 mars 2005. 

15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 15:00

« Je me permets de réagir à ce post, très tardivement certes, car il contient, je crois, un certain nombre de graves erreurs.  Affirmer qu'il n'y a eu que des echecs pour la théorie de l'évolution, dans le domaine des fossiles, relève soit de la mauvaise foi, soit de la méconnaissance des indéniables découvertes récentes (nombreux intermédiaires entre les mammifères terrestres et les cétacés, entre les reptiles et les oiseaux (…) »

 

Il n’ y a aucune grave erreur dans mon texte, en tous les cas, vous n’en soulevez aucune qui soit factuelle. Pour vous, un fossile ayant l’apparence d’un loup (Pakicetus) peut parfaitement correspondre à un intermédiaire entre mammifère terrestre et cétacé (sous prétexte de « ressemblance » au niveau de la région de l’oreille interne). Je n’ai pas encore assez perdu la raison pour me laisser convaincre par ces âneries.

 

Pour la transition « reptile à oiseaux », on se rapporte essentiellement à l’Archéoptéryx. Pourtant, il s’agit d’un oiseau à part entière avec quelques caractères qu’on dit « reptiliens » comme des griffes au bout des ailes. C’est tout ? C’est ça vos arguments canon ?

 

La règle générale du registre fossile (versus vos fragments de fossiles), est la forte discontinuité du registre fossile entre les groupes majeurs de vie, et cette règle confirme directement l’idée que ceux-ci sont apparus distinctement et soudainement : un caractère propre au scénario de la Création.

 

L’explosion du Cambrien est un exemple flagrant qui regroupe à lui seul déjà des milliers de fossiles à l’appui de la création. Dans cette strate, on retrouve côte à côte près de 35 groupes de vies représentés : arthropodes, mollusques, vertébrés, etc … Il n’y a rien, absolument rien au Précambrien ni dans les strates supérieures qui puissent être un ancêtre de ces 35 formes de vies (d’ailleurs, se sont essentiellement tous les phylums existants sur Terre qui sont représentés dans ces 35 formes de vies).

 

Les quelques espèces fossiles fragmentaires, isolées, singulières et hautement interprétées en faveur de l’évolution ne font pas le poids contre la règle générale du registre fossile.

 

« Il faut bien comprendre que la fossilisation est un phénomène très rare, donc que si une espèce reste stable pendant 10 millions d'années, évolue par ex en 1000 ans il n'y a qu'une chance sur 10000 de trouver des témoins de cet évolution. »

 

Affirmer que la fossilisation est un évènement rare est d’une gratuité épouvantable. C’est comme affirmer, en cours d’enquête, que, finalement, la nature même a fait en sorte de ne pas laisser de preuve !! Et pourquoi une espèce se mettrait à muter soudainement et serait, du même coup, soumise à des pressions de sélection naturelle successives de sorte d’évoluer significativement sur 1000 ans ? Ensuite, l’espèce qui est stable pendant 10 millions d’années est elle-même une transition dans « l’histoire évolutive » de sa lignée !! Tous les stades de stabilité aurait alors laisser beaucoup de fossiles et ils sont des intermédiaires.

 

Bref, si on vous croit, il faut admettre que la vie s’est façonnée durant des millions de petites périodes de 1 000 ans, chacune ayant une probabilité restreinte de laisser des fossiles. Dans ce cas, la probabilité de laisser des intermédiaires est quand même très élevée si on tient compte du nombre important de ces petites périodes.

15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 14:18

À ce que nous constatons, la montée du créationnisme soulève le même type de réactions qu'aux États-Unis, c'est-à-dire censure, mépris et dénaturation de propos. Pourquoi est-ce nécessaire si la science a tant prouvé que l'évolutionnisme est une vérité et que le créationnisme est insoutenable ? La science n'est pas un concours de popularité ni une guerre de crédibilité.

 

 

 

 

 

Le professeur Langlois, dans son article « La vigilance critique envers le créationnisme » (Le Devoir, 29 mars 2009), affirme de plusieurs façons que les créationnistes sont malhonnêtes et qu'ils concentrent leurs efforts à tromper les gens au profit de la foi. Pourtant, tous nos séminaires, conférences et articles sont axés sur la présentation de faits scientifiques qui ne sont pas contestés et qui sont en lien direct avec les prédictions du modèle créationniste. Par exemple, l'étude des plus petits organismes vivants sur Terre, les mycoplasmes, qui affichent une complexité supérieure aux ordinateurs modernes. Aussi, la forte discontinuité du registre fossile entre les groupes majeurs de vie confirme directement l'idée que ceux-ci sont apparus distinctement et soudainement : un caractère propre au scénario de la Création.

 

Pour finir, pourquoi les militants anticréationnistes affirment-ils constamment que notre théorie n'est pas scientifique, mais sans jamais faire référence aux critères de scientificité ? Serait-ce du dogmatisme ? Ces critères ont été clairement définis et acceptés dans la communauté scientifique. Brièvement, une théorie est recevable sous deux conditions : elle doit pouvoir être réfutable, au moins en théorie, et offrir des prédictions qui peuvent être passées sous la loupe de la science. Il a été démontré que le créationnisme répond mieux aux critères de scientificité que l'évolutionnisme. Par exemple, notre prédiction sur le registre fossile est beaucoup mieux définie et amplement soutenue par les découvertes.

 

Selon un sondage, 60 % des Canadiens croient que Dieu a joué un rôle direct ou indirect dans la création des êtres humains (Décima, juillet 2007). Les propos du professeur Langlois et des militants féroces semblables laissent entendre qu'ils ne font pas confiance au jugement, à l'intelligence et à l'esprit critique des gens en voulant retrancher, par un tour de force que la science ne permet pas, une réponse possible à la question des origines.