Bienvenue sur ce blog qui vous renseigne sur le débat Création/évolution en résumant l'actualité scientifique récente entourant le débat et en répondant à des questions qui sont souvent posées à un créationniste.
L'édition du 1er mai 2009 de la revue Science révèle que, pour la deuxième fois, une équipe de recherche de l'Université de l'état de la Caroline du Nord a mise à jour des protéines préservées et extraites d'un fossile de dinosaure que l'on croit être vieux de 80 millions d'années.
Les protéines découvertes (collagène, laminine et élastine) sont présentes dans les tissus et vaisseaux sanguins. L'équipe de Mary Schweitzer a pu séquencer ces protéines « préservées » chez un spécimen d'hadrosaure.
En mars 2005, Schweitzer et ses collègues avaient rapporté la découverte de fragments de protéines extraites d'un fossile de T. rex. La nouvelle avait fait un éclat dans la communauté scientifique et la contamination de l'échantillon avait été rapidement invoquée comme explication de ce phénomène.

Cette fois, des précautions additionnelles ont été prises lors de l'extraction et de l'analyse. Deux équipes indépendantes ont mené des analyses biochimiques menant à la même conclusion : la présence de protéines conservées impliquées dans les tissus et vaisseaux sanguins. Ces molécules ont une durée de vie limitée après la mort de l'organisme, même dans des conditions de préservations extraordinaires. À première vue, une telle observation paraît mieux expliquée dans un modèle créationniste où l'on suppose que la Terre est relativement jeune.
La norme en paléontologie est que ce type de molécule, lorsque extraordinairement conservées, ne se trouve jamais sur des fossiles que l'on dit être plus vieux que 500 000 ans alors que le hadrosaure dont il est question et le T. rex précédemment analysé auraient supposément 80 et 68 millions d'années, respectivement.
« Le collagène, la protéine principale dans les tissus conjonctifs, est rarement trouvé dans des fossiles qui ont plus de quelques centaines de milliers d'années d'âge »
Compte tenu de la croyance évolutionniste, ce genre d'analyse biochimique n'était pas opéré sur des fossiles classifiés comme « très vieux ». Maintenant que l'on a pu répliquer le résultat une deuxième fois, il est possible que les paléontologues s'ouvrent à la possibilité de trouver des matériaux organiques non minéralisés sur des fossiles « vieux ». Nous découvrirons peut-être que ce phénomène est récurrent et donc pas si extraordinaire.
Conclusion
Au final, nous pouvons encore conclure que des deux modèles explicatifs sur nos origines, celui de la création tient la route face aux évidences scientifiques alors que l'évolution est réfutée. Bien que les scientifiques croyants en l'évolution soient libres d'invoquer un mécanisme encore inconnu de préservation, il faut réaliser que la science fonctionne avec ce qu'elle a actuellement et que la science n'est pas une « chasse aux preuves ».
Les faits parlent d'eux-mêmes et nous avons le choix entre les accepter ou bien les contourner par des discours tendancieux du genre : « la science va découvrir un mécanisme chimique qui permet cette préservation. » Peut-être que la science va découvrir, au contraire, que ce type de molécules ne peut pas, sur base de raisonnement physico-chimique, se préserver au-delà d'un certain temps. Et la conclusion que les dinosaures sont « relativement jeunes » pourrait se renforcir.
Sources :
"Biomolecular Characterization and Protein Sequences of the Campanian Hadrosaur B. canadensis," Science, 1er mai 2009: Vol. 324. no. 5927, pp. 626-631.
Schweitzer et al., "Soft-Tissue Vessels and Cellular Preservation in Tyrannosaurus rex," Science, Vol 307, Issue 5717, 1952-1955, 25 mars 2005.