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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 20:43

Le fil que produit l’araignée pour fabriquer sa toile suscite un grand intérêt dans le domaine des matériaux. Encore une fois, les biologistes et ingénieurs réalisent que les inventions humaines sont des dizaines de fois sous optimales à leurs équivalents que l’on retrouve dans le monde vivant. C’est pourquoi un projet conjoint impliquant l’armée américaine et une firme de biotechnologie, Nexia, a permis d’annoncer la réussite des premières imitations de ce matériau.  

De quoi faire rêver

Le fil d’araignée est une « nanofibre » de haute performance. Ce fil qui est d’une épaisseur 10 fois plus petite qu’un cheveu peut arrêter une abeille voyageant à 20 milles à l’heure sans se rompre.

Le matériau composant le fil d’araignée est 5 fois plus solide que l’acier (à poids égal) et il est du même coup flexible ! Non polluant autant pour sa fabrication que sa dégradation, ce matériel fait rêver toute l’industrie des matériaux.

Un rapport de la revue Science de janvier 2002 affirmait :

La soie d’araignée est plus solide que le kevlar et plus extensible que le nylon, une combinaison de propriétés j’avais vue dans aucune autre fibre.

Une merveille

 

L’araignée produit cette soie mais elle doit aussi l’excréter de façon synchronisée pour la fabrication de la toile. Sur l’abdomen de l’araignée se trouve plusieurs fois un organe multi-poreux (spinneret) qui excrète la matière lorsque l’araignée active les muscles de cette région.  (voir photo : http://www.astrographics.com/GalleryPrintsIndex/GP2017.html)

Aussi, la confection de la toile de l’araignée est une merveille en soit. Un article de National Geographic d’août 2001 rapportait ceci :

Vous avez essentiellement un animal aveugle avec un système nerveux limité qui construit une structure compliquée dans un environnement imprédictible. L’araignée fait ce qui serait pour l’humain des calculs très complexes : Combien est grand l’espace ouvert ? Combien de soie est-ce que j’ai ? Combien de point d’attachement sont disponibles ? Les araignées ne sont pas des petits automates faisait faisant la même chose encore et encore. Elles sont flexibles. Et elles ne sont pas stupidement flexibles, elles sont intelligemment flexible.

 

Est-il possible qu’une araignée un jour ait vu soudainement apparaître sous son abdomen de la soie et que du même coup tout son système nerveux se soit synchronisé pour produire ce matériau technologiquement très avancé juste au bon moment et pour construire, sans savoir pourquoi, une toile !? Une araignée ne « sait pas » qu’une toile va lui procurer son moyen de survivre. Elle le fait par instinct génétique, c’est-à-dire que cet instinct est programmé dans ses gènes.

 

En conclusion, il doit y avoir les gènes qui produisent la soie d’araignée ; une tâche qu'un ingénieur actuel ne pourrait pas égaler. Au même moment, il doit y avoir les gènes qui induisent la production des organes très complexes qui permettrent l’excrétion du liquide et sa réorganisation moléculaire qui produit le puissant fil d’araignée. Pour finir, l’araignée doit avoir l’instinct génétique qui lui permet de résoudre plusieurs problèmes complexes pour fabriquer sa toile.

 

Tout ça du même coup. Ce n’est pas difficile de croire qu’un créateur intelligent existe quand on considère que des centaines d’ingénieurs n’ont pas assez de connaissance et d’intelligence pour arriver à seulement 10% des résultats que des petites bestioles produisent. Par contre, croire que ces nombreux mécanismes génétiques sont apparus simultanément, en synchronisation, par le concours du hasard est à mon avis inqualifiable, mais j’utiliserais l’expression la plus polie : une pure folie.

Source : “Mammalian Cells Spin a Spidery New Yarn” Science, 18 janvier 2002: Vol. 295. no. 5554, pp. 419 – 421

“Nexia and US Army spin the world’s first man-made spider silk performance fibers” http://www.eurekalert.org/pub_releases/2002-01/nbi-nau011102.php

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Published by Josias - dans lifeorigin
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 16:13
C’est le 8 juin 2007 que le Conseil de l’Europe (le « Conseil ») a publié un document intitulé « Les dangers du créationnisme dans l’éducation ». Cette publication veut éradiquer toute forme de créationnisme et surtout éviter que les programmes d’enseignement abordent le sujet comme une véritable théorie scientifique.
 
Introduction
 
Nous allons aborder la majorité des 19 points d’opposition au créationnisme. Mais tout d’abord, voici quelques caractéristiques intéressantes concernant ce document :
 
1)    Le Conseil a été fondé en 1949. Son but est le développement de la démocratie basé sur la Convention européenne des Droits Humains. Le Conseil compte 48 états membres et 5 pays observateurs.
2)    Le projet de résolution contient 19 points qui représentent chacun une attaque contre les créationnistes et contre la théorie créationniste.
3)    Il est basé sur seulement 2 ouvrages qui ne sont pas des références scientifiques véritables : Jacques Arnoult « Dieu versus Darwin » (2007) et Pascal Picq « Lucy et l’Obscurantisme » (2007).  
4)    Utilisation effrénée d’expressions péjoratives visant des individus plutôt que la théorie : intégristes, fondamentalistes, extrémistes religieux, mouvement d’extrême droite …
5)    Plusieurs confusions terminologiques ; par exemple, le texte affirme que l’évolution est une « véritable science » ce qui constitue une erreur fondamentale de terminologie. L’évolution est tout au plus une théorie.
6)    Fabulations : il est affirmé qu’une partie des créationnistes « rejette catégoriquement le discours scientifique » (paragraphe 31). Or, les organisations scientifiques créationnistes sont composées de dizaines de détenteurs de doctorats en science qui sont des chercheurs dans leur université et publie dans les revues séculières.
7)    Le texte suppose que le but ultime des créationnistes est d’enseigner le créationnisme dans les écoles ce qui est totalement faux. (voir point 3)
8)    Le texte propose presque un seul exemple d’évolution ; celui de la mutation du virus du Sida comme preuve de « la capacité de tout organisme à évoluer ». Cet exemple est complètement hors contexte et n’explique rien du point de vue des origines.
 
Inusités
Paragraphe 32 : Selon le «créationnisme scientifique», l’auteur de la création, tel que présenté dans la bible, est constamment présent et intervient dans les différents processus qui concourent à l’évolution.
Les plus grands centres de recherches scientifiques créationnistes sont :
 
Creation Research Society  http://www.creationresearch.org/
Institute for Creation Research   http://www.icr.org/
Answers in Genesis    http://www.answersingenesis.org
Discovery Institute     http://www.discovery.org/
Aucun d’entre eux n’endosse la position décrite par le Conseil au paragraphe 32. Le conseil a rédigé une opposition sur de multiples bases erronées. Nul ne s’étonnera de ne trouver aucune référence qui démontrerait que les scientifiques créationnistes « rejettent la science » (alors que c’est leur gagne-pain) ou qu’ils adhèrent à une « évolution dirigée par Dieu ».
 
Paragraphe 23 : Incontestablement, l’évolution est une véritable science.
Cet abus de langage est aussi malhonnête que scandaleux. La Science est définie de plusieurs façons, mais généralement on s’entend pour la décrire comme une démarche intellectuelle détachée du dogmatisme ou encore l’ensemble des connaissances vérifiées par observations/expérimentations. Ensuite, nous avons décrit des disciplines scientifiques : mathématiques, chimie, biologie, physique, mécanique, optique, astronomie, économie, sociologie…
Pour finir, nous avons des théories scientifiques qui n’ont pas encore fait leur entrée comme connaissances acquises.
L’évolution est plus proche du dogmatisme que d’une véritable théorie scientifique. Le projet de résolution du Conseil en fait preuve.
Finalement, l’évolution ne peut pas être vérifiée par observations/expérimentation puisque, par définition, les caractères morphologiques telles les plumes et les ailes d’oiseau seraient apparues sur des périodes de dizaines de millions d’années, échappant ainsi à toute possibilité d’observation. Le discours évolutionniste se concentre alors sur des fragments de fossiles d’espèces d’oiseaux éteintes et qui ont des caractéristiques inusités. L’Histoire se répète : les évolutionnistes exploitent les coins obscurs de la Science au profit de leur propagande.
 
Étude des points présentés dans le projet de résolution
 
1.       L’Assemblée parlementaire s’inquiète de l’influence néfaste que pourrait avoir la diffusion de thèses créationnistes au sein de nos systèmes éducatifs et de ses conséquences sur nos démocraties. Le créationnisme, si l’on n’y prend garde, peut être une menace pour les droits de l’homme qui sont au cœur des préoccupations du Conseil de l’Europe.
Le créationnisme ou le dessein intelligent (ID) est la théorie qui suppose que la vie et l’Univers ont pu apparaître que par une cause intelligente, un Dieu créateur, vu leur complexité et harmonie extrême. Tous les arguments qui soutiennent ce point de vue sont tirés des grands constats de la biologie et de la paléontologie. Le créationnisme biblique donne une séquence des évènements dans le livre de la Genèse. 
Dans aucune de ses formes, le créationnisme ne porte atteinte à la démocratie ou aux droits humains, il n’y a même pas de rapport entre les deux. Cette accusation du Conseil est scandaleuse et aucunement soutenue dans le document. La Bible enseigne l’amour du prochain, le pardon et même de prier et bénir ses ennemis. Le Darwinisme enseigne que nous ne sommes que des animaux et les notions de moralité et d’attention envers le prochain n’ont aucun sens dans un monde qui origine par évolution.   
Rappelons que le créationnisme, soutenu majoritairement par des organismes scientifiques (et non des religions ou églises), ne pourrait être tordu d’aucune manière pour encourager n'importe quelle forme de mal. Il ne fait qu’affirmer qu’un Dieu créateur et amour existe. Le darwinisme à pour sa part été une des sources de motivation des 3 régimes totalitaires les plus meurtriers du dernier siècle. Les 3 dictateurs étaient de fervents convaincus de la philosophie matérialiste et de la survie du mieux adapté :
Mao Tse-Tung (77 millions de morts)
Mao Tse a évoqué Darwin et Huxley parmi ces auteurs favoris. Il a affirmé que le socialisme chinois était basé sur Darwin et la théorie de l’évolution.
Stalin (20 millions de morts)
Stalin est devenu athée suite à la lecture de L’origine des espèces de Charles Darwin.
Hitler (5 millions de juifs tués)
Les leaders allemands responsables de la mort de 5 millions de juifs étaient fortement motivés par l’idée de la survie du plus fort. Une race humaine idéale a même été décrite. Un article soutenu par 75 références à des documents historiques et scientifiques démontre la forte affiliation entre le régime hitlérien et la théorie de l’évolution. (« Le darwinisme et l’holocauste nazi » (2002), Jerry Bergman, Ph.D.) http://www.creationnisme.ca/publication/articles/holocauste.jsp?section=publication
 
2.       Le créationnisme, né de la négation de l’évolution des espèces par la sélection naturelle (…)
Ceci est totalement faux. La majorité des fondateurs des sciences ont été créationnistes. Le créationnisme était la théorie dominante bien avant que naisse le mouvement évolutionniste. D'ailleurs, le texte lui-même l’admet explicitement à quelques autres endroits.   
 
3.       La cible première des créationnistes contemporains, essentiellement d’obédience chrétienne ou musulmane, est l’enseignement. Les créationnistes se battent pour que leurs thèses figurent dans les programmes scolaires scientifiques. Or, le créationnisme ne peut prétendre être une discipline scientifique.
La majorité des centres scientifiques créationnistes d’où sont produites toutes les publications promeuvent le créationnisme dans la société en générale. Pour certains, ils requièrent tout au plus que l’évolution et la création soient enseignées honnêtement et conjointement tel que requis par la méthode scientifique qui prescrit l’étude de toutes les théories concernant une question particulière, et ce, dans le but d’éviter le dogmatisme.
Par exemple, la très influente Discovery Institute demande seulement que l’enseignement de l’évolution se fasse dans un cadre d’esprit critique et non pas imposé comme vérité absolue (ce qui est le cas actuellement dans bien des systèmes académiques américains).
 
4.       Les créationnistes remettent en cause le caractère scientifique de certaines connaissances et présentent la théorie de l’évolution comme une interprétation parmi d’autres.
Aucun exemple n’est fourni. L’accusation est complètement tordue puisque les créationnistes repoussent seulement l’hypothèse de l’évolution et celle-ci n’est supportée que par des fragments de fossiles ou des phénomènes isolés présentés très superficiellement (exemple la résistance des virus). Ce sont les grands constats* de la science qui ont apporté l’eau au moulin des créationnistes. Ceux-ci ne peuvent alors pas nier les connaissances acquises en science.
*Les symbioses, la complexité irréductible de la cellule, théorie de l’information, la discontinuité du registre fossile et l’explosion cambrienne, la « biomimetic », etc
 
5.       Nous sommes en présence d’une montée en puissance de modes de pensée qui, pour mieux imposer certains dogmes religieux, s’attaquent au cœur même des connaissances que nous avons patiemment accumulées sur la nature, l’évolution, nos origines, notre place dans l’univers.
Aucun dogme religieux n’est imposé par le créationnisme. Tout au plus, on pourrait dire que les conséquences philosophiques du créationnisme sont la croyance en Dieu et la foi en la Bible alors que l’évolutionnisme aurait pour conséquence potentielle l’athéisme, le rejet de la moralité et le racisme.
Encore une fois, les créationnistes s’opposent à l’évolution comme explication de nos origines, non pas à la science. L’évolution n’est pas une « connaissance », ni un fait. C’est au maximum une simple théorie motivée par une montée de l’humanisme à la fin des années 1800. Darwin a réinterprété des données collectées aux îles Galapagos 10 ans auparavant avant d’écrire son ouvrage. La théorie de Darwin a été popularisée dans le monde scientifique par deux « découvertes » : le crâne de l’Homme de Piltdown et les dessins d’embryons de Haeckel. Il s’avère que plusieurs décennies plus tard elles ont été prouvées comme frauduleuses. Les dessins frauduleux de Haeckel sont demeurés dans les livres académiques jusqu’en l’an 2000 environ soit 120 années après la publication originale et l’immédiate reconnaissance de leur statut fortement erroné.
Le Conseil est pourtant outragé par le « danger intellectuel » du créationnisme (amour, pardon, harmonie) mais ne semble pas très dérangé par le recyclage insensé de preuves tordues servant la propagande évolutionniste et les conséquences sociologiques de l’évolutionnisme (immoralité et racisme).
 
6.       Le risque est grand, en effet, que ne s’introduise dans l’esprit de nos enfants une grave confusion entre le registre des convictions, des croyances, des idéaux et le plan de la science au profit d’un «tout se vaut», d’apparence peut-être sympathique et tolérant, mais funeste en réalité.
C’est une autre accusation complètement tordue. L’enseignement unilatéral de l’évolution (et l’élimination de toute critique) correspond à du dogmatisme, c’est-à-dire l’imposition d’une « vérité » absolue. C’est aussi supprimer le droit des individus d’évaluer les théories avec un esprit critique. Enfin, ceci correspondrait à traiter les individus comme étant intellectuellement incapables, l’État décidant ainsi de ce qui est vrai à leur place et démonise toute autre alternative à la question.
La science peut faire son travail sans la politique. Si le créationnisme n’est pas scientifiquement soutenable, les individus peuvent très bien le réaliser eux-mêmes en considérant les arguments. Le Conseil veut supprimer le droit de parole des scientifiques créationnistes, ce qui est contraire à leur propre « credo ».
 
7.       Le créationnisme présente de multiples facettes contradictoires. L’«intelligent design» (dessein intellectuel), dernière version plus nuancée du créationnisme, ne nie pas une certaine évolution, mais prétend que celle-ci est l’œuvre d’une intelligence supérieure et pas de la sélection naturelle. Présenté de façon plus subtile, l’«intelligent design» n’en est pas moins dangereux.
Le Dessein intelligent n’accepte aucune forme d’évolution. D'ailleurs, le texte ne donne aucune source à ce sujet.
Les créationnistes acceptent que des changements puissent se produire et mener à une détérioration biologique. Dans ce sens, les évolutionnistes sont parfois tentés de se féliciter que les créationnistes croient aussi à une forme d’évolution.
Le problème majeur ici est la définition de terme. Les évolutionnistes ont tellement élargi la définition du mot « évolution » que la théorie n’est plus réfutable*, c’est-à-dire que n’importe quel changement au sein d’une espèce, même s’il s’agit d’une réduction des fonctions biologiques, est acclamé comme preuve de l’évolution. Pourtant, une détérioration de l’ADN (comme c’est le cas pour les bactéries résistantes aux antibiotiques) n’explique rien du point de vu des origines, bien au contraire.
Comment l’ADN a pu se complexifier ? Voilà la question qui se pose lorsqu’on aborde le sujet de l’origine des innovations biologiques, des nouveaux organes, etc.
Le créationnisme est plus restrictif et plus précis dans ses prédictions, donc davantage scientifique. Il stipule que SEULE la détérioration de l’ADN est possible au fil du temps. Imaginez qu’on copie à l’infini le contenu d’une disquette d’un ordinateur à l’autre. Il ne peut se produire qu’une détérioration de l’information. L’apparition de nouvelles informations fonctionnelles dans l’ordinateur est illusoire. Le créationnisme prédit que cela ne se passera jamais dans le monde vivant.
L’évolutionnisme, qui accepte les 2 cas de figure, est alors beaucoup moins scientifique, c’est-à-dire moins testable.
 
*La possibilité de réfutabilité est un critère fondamental qui caractérise une théorie scientifique. Si tout et son contraire peuvent prouver la théorie (ce qui arrive si la définition est trop large), c’est donc dire que cette théorie ne peut être testée scientifiquement. 
 
8.       L’Assemblée a constamment affirmé que la Science faisait partie de ses fondements. La Science a permis une amélioration considérable des conditions de vie et de travail, et est un facteur non négligeable de développement économique, technologique et social. La théorie de l’évolution n’a rien d’une révélation, elle s’est construite à partir des faits.
Nous constatons ici une répétition de la perpétuelle rhétorique évolutionniste. Le discours est totalement erroné du point de vue terminologique : l’évolution et la Science sont placées côte à côte, presque subtilement, comme s’il s’agissait du même sujet et que nier l’évolution serait un obstacle au développement économique, technologique et social. 
Les seuls faits qui composent la base de l’évolution sont la sélection naturelle et la variabilité génétique. Lors d’un voyage aux îles Galápagos en 1835, Charles Darwin étudia plusieurs spécimens dont les différentes espèces de pinsons vivants sur ces îles. Ce n’est que 10 ans plus tard qu’il commencera a tiré certaines conclusions à partir des observations qu’il aura fait en 1835.
Les becs des pinsons peuvent s’adapter selon les saisons de pluies qui influencent la dureté des coquilles des graines dont ils s’alimentent. Ces petits changements (grosseur, longueur, dureté du bec) sont sans direction et ne montrent pas une évolution du bec vers un autre organe plus « évolué ». Plus encore, lorsque les saisons de pluies reviennent à la normale, les becs des pinsons reprennent la forme normale. Darwin avait une vision extrêmement restreinte du phénomène. Il a extrapolé sa « découverte » comme si cette dernière pouvait expliquer l’origine des oiseaux, des reptiles, des poissons, autrement dit : de l’innovation biologique.
 
9.       Le créationnisme prétend à la rigueur scientifique. En réalité, les méthodes utilisées par les créationnistes sont de trois types : des affirmations purement dogmatiques,
Aucun exemple ni référence ne sont fourni. Remarquez que le créationnisme en appelle à une cause intelligente et externe pour l’origine de la vie. Prenez l’exemple d’un ordinateur : on peut très bien expliquer son fonctionnement par l’étude des composantes internes et aucune cause externe n’est nécessaire. Le système, une fois existant, est autosuffisant.
Par contre, son origine fait intervenir une cause externe qui est supérieure. Ceci n’est pas une explication surnaturelle de l’origine de l’ordinateur, c’est plutôt une nécessité du point de vue logique.
De la même façon, le fonctionnement interne de la cellule s’opère sans le créateur et sans aucun processus d’évolution. Mais la question de l’origine est tout autre. La matière elle-même n’a pas pu écrire l’information génétique, qui est le plan de conception de la vie. Ce serait comme affirmer que le papier et l’encre sont la cause de l’origine d’un texte.
C’est la logique de base et elle n’a rien de dogmatique. C’est une théorie et elle n’est pas imposée dans les écoles (tel l’évolutionnisme) pas plus que dans les églises (le texte reconnaît lui même que le Pape a admis l’évolution).
 
(...) l’utilisation déformée de citations scientifiques
Les évolutionnistes sont outrés que les revues scientifiques soient truffées d’admissions des scientifiques qui vont dans le sens du créationnisme. Par exemple, les grandes constatations qui ressortent de l’analyse des fossiles sont piles sur les prédictions créationnistes. Même si les scientifiques qui admettent la forte discontinuité du registre et l’apparition soudaine des faunes ne sont pas des créationnistes, cela n’empêche pas que leurs observations servent la cause créationniste. Les tenants de l’évolution crient au scandale, y voient une contradiction et concluent immédiatement à la déformation des citations (qui sont pourtant intégralement rapportées avec référence).
David Raup est le curateur de géologie au « Field Museum of Natural History » jusqu ’en 1994:
 
« Plutôt que de trouver un déroulement graduel de la vie, ce que les géologues de l'époque de Darwin et de notre temps trouvent, c'est un registre très inégal et incohérent; c’est-à-dire que les espèces apparaissent très soudainement dans la séquence, qu’elles démontrent peu ou pas de changements durant leur existence dans le registre, et qu’elles quittent abruptement le registre. Et on ne peut pas toujours conclure, en fait on peut rarement conclure, que les descendants étaient mieux adaptés que leurs prédécesseurs. En d'autres mots, l'amélioration biologique est difficile à trouver. »
 
« Ainsi, les trilobites utilisaient, il y a 450 millions d'années, un design optimal dont la création aujourd’hui nécessiterait un ingénieur optique très imaginatif et bien formé. »
 
Raup, David M., “Conflicts Between Darwin and Paleontology,” Bulletin, Field Museum of Natural History, vol. 50 (Janvier 1979), pp. 22-29.
 
(…) et le recours à la caution de scientifiques de renom qui ne sont, la plupart du temps, pas biologistes.
Tous les centres de recherches créationnistes ont à leur service des doctorats dans divers domaines scientifiques, dont la biologie. De toute façon, la science n’est pas un concours de popularité et une affirmation n’est pas plus véridique parce qu’elle est soutenue par un biologiste.  
 
10.       Le progrès de la recherche médicale en vue de parvenir à lutter efficacement contre le développement de maladies infectieuses telles que le sida est impossible si l’on nie tout principe d’évolution.
L’évolution n’a jamais aidé dans ce domaine et pire encore, elle a été un grave obstacle à l’avancement médical : au début du 20e siècle, on avait répertorié près d’une centaine d’organes qu’on croyait être des « vestiges » de l’évolution. Des organes humains pour lesquels on n’identifiait aucune fonction biologique. Leur ablation apparaissait sans risque (l’appendice, les amygdales, etc). Or, on sait très bien aujourd’hui que chacun de ses organes possède des fonctions particulières. On peut certes vous enlever l’appendice sans vous tuez, mais celui-ci joue un rôle immunitaire. Il en est de même pour tous les organes dits « vestigiaux ». Ce fut une erreur monumentale qui est une conséquence directe de la croyance évolutionniste.
La recherche antivirale ne concerne pas l’évolution de Darwin. Elle concerne des micros changements d’un organisme non vivant.  
 
(...) On ne peut pas avoir pleinement conscience des risques qu’implique le recul significatif de la biodiversité et le changement climatique si l’on ne comprend pas les mécanismes de l’évolution.
Si on en croit l’évolutionnisme, les changements climatiques ne feront que favoriser l’évolution et l’adaptation des espèces vivantes. Le créationnisme, lui, admet que les espèces vivantes sont apparues dans un court laps de temps et que les relations qui les lient (les symbioses) étaient opérationnelles au moment de la création : ceci est une nécessité dans notre modèle. Le créationnisme rejette l’idée que les espèces pourraient développer des adaptations. Les changements climatiques entraîneraient donc des extinctions massives.
En bref, l’admission du créationnisme rend les changements climatiques beaucoup plus préoccupants.
 
11.       Notre modernité se construit sur une longue histoire qui passe notamment par le développement des sciences et des techniques. Cependant, la démarche scientifique reste encore mal comprise ce qui risque de profiter au développement de toutes formes d’intégrismes et d’extrémismes, c’est-à-dire aux atteintes les plus virulentes menées contre les droits de l’homme. Le refus de toute science constitue certainement l’une des menaces les plus redoutables qui planent au dessus des droits de l’homme et du citoyen.
Ces affirmations sont aussi tendancieuses que haineuses. Elles dépeignent les scientifiques créationnistes comme des fous dangereux alors que ce sont des penseurs qui ont décidé de ne pas se soumettre au monopole idéologique de l’évolution parce qu’ils ont jugé que les pacotilles du discours évolutionniste ne sont pas convaincantes.
Cette attaque du Conseil est inadmissible et condamnable. Elle affiche une intolérance démesurée en passant par des affirmations gratuites qui, encore une fois, entremêlent Science et évolution. À la lecture de ce point, on pourrait se demander si on assiste au retour des croisades.
 
12.       Le combat mené contre la théorie de l’évolution et ses défenseurs émane le plus souvent d’extrémismes religieux proches de mouvements politiques d’extrême droite. Les mouvements créationnistes possèdent un réel pouvoir politique. En réalité, et ceci a été dénoncé à plusieurs reprises, les tenants du créationnisme strict souhaitent remplacer la démocratie par la théocratie.
Les organisations créationnistes sont composées et supportées principalement par des scientifiques bénévoles et parfois rémunérés. Voilà le vrai portail. Le Conseil semble vouloir entrer à coup de marteau dans l’esprit du lecteur que les créationnistes sont de méchants extrémistes. Ce n’est autre chose que de la propagande haineuse.
 
13.       Tous les grands représentants des principales religions monothéistes ont une attitude beaucoup plus modérée, à l’instar du Pape Benoît XVI qui, comme son prédécesseur le Pape Jean-Paul II, salue aujourd’hui le rôle des sciences dans l’évolution de l’Humanité et reconnaît que la théorie de l’évolution est «plus qu’une hypothèse».  
Voici une autre belle démonstration du détachement entre le créationnisme et les religions.
 
14.       L’ensemble des phénomènes concernant l’enseignement des évolutions en tant que théorie scientifique fondamentale est donc essentiel pour l’avenir de nos sociétés et de nos démocraties. À ce titre, il doit figurer de façon centrale dans les programmes généraux d’enseignement, et notamment au cœur des programmes scientifiques.
Quels sont les fruits de l’évolutionnisme qui sont si importants pour nos sociétés ? Le racisme, l’immoralité ou encore les fraudes, les spéculations, les extrapolations basées sur des fragments de fossiles, etc ? En quoi l’évolutionnisme a-t-il un rapport avec la démocratie ?
La suppression du droit de parole des scientifiques créationnistes ressemble à la guerre menée contre Ludwing Boltzmann, physicien qui promouvait (appuyé par la Loi des gaz parfaits) l’idée que la matière est faite de corpuscules invisibles (atomes). Le monopole idéologique de l’époque empêchait que l’on propose l’existence de quelque chose d’invisible. Des scientifiques renommés ont alors mené une guerre farouche contre Boltzmann, mais les travaux d’Einstein publiés quelque temps plus tard ont accordé la victoire définitive à Boltzmann.
Autre élément notable : le discours du Conseil contient certains éléments analogues au discours des dictateurs sanguinaires du 20e siècle c’est-à-dire qu’au nom du « Bien commun » (ici la démocratie), nous « supprimerons » les détracteurs, ce qui est contraire à la démocratie …
 
(…) Du médecin qui, par l’abus de prescription d’antibiotiques, favorise l’apparition de bactéries résistantes, à l’agriculteur qui utilise inconsidérément des pesticides entraînant ainsi la mutation d’insectes sur lesquels les produits utilisés n’ont plus d’effet, l’évolution est partout présente.
Ceci est une erreur fondamentale encore due à un manque de précision des termes. Des bactéries mutantes peuvent devenir résistantes aux antibiotiques lorsque la protéine bactérienne visée par l’antibiotique est déformée par mutation. La déformation réduit le potentiel biologique de la protéine, mais déjoue l’antibiotique qui ne peut plus se fixer à sa cible.
Le résultat : les bactéries « handicapées » survivent mieux lorsqu’en présence de l’antibiotique et deviennent donc la génération dominante.
Constats : la nouvelle génération de bactéries n’a rien de plus du point de vue génétique : le même nombre de gènes, le même nombre de fonctions biologiques, mais avec un potentiel réduit. Le coût de la survie a été de réduire les capacités de la bactérie. La protéine déformée accomplit moins efficacement sa fonction, mais elle évite du même coup d’être neutralisée par l’antibiotique.
Selon le Conseil (et c’est l’avis des évolutionnistes) ceci représente l’évolution en action, c’est à dire le processus qui explique comment une bactérie a pu être transformée pour devenir une cellule eucaryote (le type de cellule composant les plantes et les animaux) et ensuite devenir des êtres multicellulaires et pour finir voir apparaître les innovations biologiques comme les ailes d’insectes, les yeux, les branchies, la reproduction sexuée, etc.
Ces « passages » requièrent l’ajout successif de milliers de gènes hautement spécifiques. À l’opposé, l’exemple de la résistance aux antibiotiques montre une détérioration de l’ADN bactérien.
Nous sommes en présence de personnes ne connaissant pas :
1)    leur propre théorie et ses prédictions ;
2)    ce que la question des origines est vraiment (l’apparition des espèces et des caractères qui les distinguent) ;
3)    les causes sous jacentes au phénomène de la résistance aux antibiotiques ou insecticides.
 
15.       L’importance de l’enseignement du fait culturel et religieux a déjà été soulevée par le Conseil de l’Europe. Les thèses créationnistes, comme toute approche théologique, peuvent éventuellement, dans le respect de la liberté d’expression et des croyances de chacun, être exposées dans le cadre d’un apprentissage renforcé du fait culturel et religieux mais elles ne peuvent prétendre à la scientificité.
Il y a encore un problème de définition. Quels sont les critères d’une théorie dite scientifique? Le texte du Conseil ni fait nullement référence, ce qui rend l’accusation gratuite. La réponse au point nº 7 montre que le créationnisme répond mieux à ces critères que l’évolutionnisme.     
 
16.       La Science est une irremplaçable école de rigueur intellectuelle. Elle ne prétend pas au «pourquoi des choses» mais cherche à comprendre le «comment».
Le Conseil devrait savoir que la Science est la recherche objective de la vérité. Ce qui est vrai ou faux sera découvert grâce à la Science non pas grâce à la politique ou la propagande haineuse.
Aucune résolution ne changera la réalité du registre fossile qui se résume par deux grandes règles énoncées par Gould (fervent évolutionniste) et qui concordent parfaitement avec les prédictions du modèle créationniste :
« L’extrême rareté des formes de transition est le secret de fabrique de la paléontologie... L’historique de la plupart des espèces fossiles comprend deux caractéristiques allant à l’encontre du gradualisme :
1. La fixité. La plupart des espèces ne démontrent aucun changement de direction tout au long de leur durée sur terre. Dans le registre fossile, leur apparence est à peu près la même à leur disparition; les changements morphologiques sont habituellement limités et sans direction.
2. L’apparition soudaine. Peu importe la zone locale, les espèces n’apparaissent pas graduellement, à la suite de la transformation constante de leurs ancêtres; elles apparaissent plutôt tout d’un coup et « complètement formées »
S.J. Gould; Natural History 86:14 (1977)
 
17.       L’étude approfondie de l’influence grandissante des créationnistes montre que les discussions entre créationnisme et évolution vont bien au-delà de querelles d’intellectuels. Si nous n’y prenons garde, les valeurs qui sont l’essence même du Conseil de l’Europe, risquent d’être directement menacées par les intégristes du créationnisme. Il est du rôle des parlementaires du Conseil de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
L’influence créationniste est grandissante parce que l’information est diffusée et que les arguments créationnistes ne sont autre chose que les grands constats biologiques. Par exemple, les études récentes sur le génome minimal ont montré que la vie ne peut pas être réduite à une « proto cellule », même dans l’imaginaire. Les études ont été menées sur les bactéries les moins complexes (les mycoplasmes) et ont montré qu’un seuil minimal d’information génétique est absolument nécessaire pour qu’une cellule, dans les conditions les plus idéales, arrive à se dupliquer. Ce niveau infranchissable a d’abord été établi à près de 300 gènes, mais les études plus récentes avancent un nombre plus important.
Nancy A. Moran Microbial Minimalism: Genome Reduction in Bacterial Pathogens, Cell, Vol 108, 583-586, 8 (mars 2002).    
 
Conclusion
Nous avons constaté que le projet de résolution du Conseil représente une atteinte à la « démocratie intellectuelle » et une offense terrible à la méthode scientifique qui prescrit l’étude de toutes les théories relatives à une question particulière.
Aucune théorie scientifique crédible ne requiert l’appuie des politiciens et d’une résolution abolissant les théories compétitrices. Avoir des alternatives en science est un fondement pour l’enrichissement intellectuel et la pensée critique.
Pour finir, le discours du Conseil est empreint d’erreurs terminologiques, d’insinuations, de déformations, de propagande haineuse, de faussetés sans oublier l’absence de références à de réels documents scientifiques objectifs.
Je résumerais ainsi : un énorme manque de sérieux.
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 02:50

À peu de chose près, tous les fondateurs des sciences modernes étaient "croyants" en Dieu. À priori, on pourrait alors avoir tendance à croire le contraire.

La recherche scientifique incorpore l'"intuition". À titre d’exemple, Ludwing Boltzmann a proposé que la matière était faite de corpuscules invisibles. La Loi des gaz parfaits et son intuition logique lui faisait garder "la foi" dans sa théorie.

 

Il s'est fait traité de fou par certains scientifiques renommés parce qu'il allait à l'encontre du dogme véhiculé par les scientifiques de l'époque : "ce qui ne peut être observé est mythique". Il s'est battu contre Mach (vitesse supersonique) et d'autres. Il aura fallu attendre la publication des travaux de Einstein au début des années 1900 pour donner une victoire définitive à Boltzmann.

Dogmes et science

Les scientifiques véhiculent des dogmes ; on les appelle respectueusement des paradigmes. Le matérialisme est le dogme central actuel de la science qui stipule que rien d’autre que la matière ne peut expliquer les phénomènes qui nous entourent. Ce qui est vrai la grande majorité du temps. L’erreur monumentale a été de transposer ce dogme dans le cadre des théories des origines : phénomènes du passé lointain inobservable. La matière n’a jamais montré de tendance vers l’auto organisation. La tendance naturelle de la matière est la dégradation vers des états moins complexes (sauf lorsqu’un programme tel l’ADN dicte l’utilisation de l’énergie en vue de la complexification).

Le matérialisme n’a alors aucun sens quand on aborde la question de l’origine de la cellule. Ni l’ADN, ni ses constituants, ni les protéines complexes, ni les membranes plasmiques, ni aucun des centaines de matériaux de base d’une cellule ne se forme spontanément dans la Nature. Pire encore, si on en synthétise et qu’il sont exposés à l’air ou à l’eau, leur désintégration est rapide. Ils ne sont fabriqués et maintenus que dans la cellule.

Le dogme matérialiste qui sert au rejet du créationnisme subsiste donc que par un mince fil : celui des millions et milliards d'années qui sont invoqués comme puissance miraculeuse (inatteignable par observation scientifique) pour annihiler la logique et la physique : la grenouille peut devenir un prince, la bactérie peut devenir un homme, le vide peut engendrer la matière, l'oeuf cosmique peut éclater et former des galaxies, étoiles et planètes dans une harmonie stupéfiante. Absolument n’importe qu’elle élucubration deviendrait possible par l’effet du temps.

Pour ma part, ma logique pure et dure de mathématicien me dit : un ingénieur humain et intelligent peut conceptualiser un ordinateur doter d'information, de programmes et de fonctions.

La cellule la moins complexe sur Terre (Mycoplasma Genitalium) possède déjà plus de complexité qu'un ordinateur moderne (penser par exemple à ses 500 gènes essentiels qui sont comme des programmes informatiques dictant la conception des protéines). À plus forte raison, je proposerai donc comme hypothèse une origine par conception intelligente. Le temps n'amène qu'extinctions et détérioration et nul preuve n'existe pour les millions d'années évoqués à toutes les sauces (http://lifeorigin.over-blog.net/article-5276772.html).

 

Finalement, les 1ere et 2e loi de thermodynamique imposent que ce créateur intelligent soit hors de la matière, hors de l'Univers.

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 15:08

La vraie question devrait être formulée comme suit : quel est le mécanisme ayant mené à l’origine de l’information génétique. C’est l’ADN qui est à la base de la vie. L’ADN est le plan de construction d’un organisme vivant. Tous les organes et fonctions biologiques trouvent leur plan de conception indirectement ou directement dans la super molécule de l’ADN dont chaque cellule est dotée.

 

Y a-t-il encore de l’espoir pour ceux qui croit qu’un langage de programmation ainsi que des programmes puissent se former sans cause intelligente, c’est donc dire, par le concours d’un brassage aléatoire de molécules inertes ?

 

Je crois profondément que c’est de la folie, aujourd’hui en 2007. Il y a 150 ans on croyait que la cellule etait une simple membrane remplie d’enzymes et c’est à ce moment que sont nées des théories farfelues telle la génération spontanée. Aujourd’hui, les évolutionnistes se défendent de 2 façons : ils affirment que l’évolution n’est pas concernée par l’origine de la vie (et hop!) ou encore que les théories d’abiogenèse actuelles apportent des réponses satisfaisantes.

 

Les théories actuelles sont une simple formulation de la génération spontanée agrémentées de termes plus scientifiques et plus techniques. Au fonds, ces théories impliquent que la vie (le code génétique, l’ADN, la membrane,…) se sont formés par une agglomération aléatoire de molécules flottantes. Il faut comprendre que les structures composants la cellule, incluant l’ADN, sont composées d’énormes biomolécules qui n’existent pas dans la Nature à l’état inerte (si c’était le cas, elles se décomposeraient immédiatement). Au final, aussi bien croire que le lapin est sorti du chapeau.

 

La forme de vie la moins complexe sur Terre

Chez Mycoplasma Genitalium (unicellulaire procaryote), il y a près de 500 gènes d’une longueur moyenne de 1 000 bases ; 4 choix (les bases azotées) par emplacement (A, C, G, T).

 

L’apparition d’un seul gène fonctionnel, et non pas la vie elle-même qui requiert près de 300 gènes1 au minimum, est impossible. C’est purement mathématique :

Le nombre de permutations possibles est de 1 000 Exp 4 = 10 Exp 600. Même avec 15 milliards d’années et tous les atomes de l’univers disponibles (comme 10 Exp 80 bactéries qui mutent infiniment) on arrive à une espérance de succès de 10 Exp -500 !!! Article complet à ce sujet : http://www.creationnisme.ca/publication/articles/prop_gene.jsp?section=publication

(la sélection naturelle est aussi prise en compte dans le modélisation présentée.)

 

On a tenu compte du nombre d’essais, à ne pas oublier. La réfutation typique des évolutionnistes est de dire : la loterie est très improbable mais pourtant il y a un gagnant. Habituellement, cette réponse " évolutionniste " provient d’une méconnaissance profonde des mathématiques parce qu’ici nous ne parlons pas de probabilité mais bien d’espérance du nombre de succès. L’espérance de succès se mesure généralement par la probabilité d’occurrence x nb. d’essais. À la loterie, c’est approximativement 1.

 

450 ordres de grandeur inférieur au zéro absolue en probabilité

Il serait faux de dire : "C'est improbable mais c'est possible". C'est notre esprit qui a de la difficulté à admettre la totale impossibilité lorsqu'il y a une mince, micro probabilité. La réalité est la suivante : puisque le nombre d'atomes de l'univers est fini, les probabilités le sont aussi. Je veux dire que le nombre d'essais maximal pour n'importe quelle expérience est limité par le temps et le nombre d'atomes de l'univers. Le zéro absolue est de l'ordre de 10 Exp -50. C'est bien entendu discutable, mais qu'il soit 10 Exp -10 ou 10 Exp -100 ne changerait pas grand chose compte tenu du résultat que nous avons (10 Exp –500) qui se situe 450 ordres de grandeur inférieur au zéro absolue en probabilité.

Les probabilités peuvent alors en arriver à un constat d'impossibilité. Difficile à avaler, mais le concept est pourtant parfaitement logique.

 

Autre réfutation typique

Pour finir, l’évolutionniste va lancer l’" argument " des bactéries résistantes aux antibiotiques pour essayer de contourner la réalité génétique-mathématique entourant l’origine de l’information génétique. Il ne réalise pas qu’il n’y a JAMAIS eu un cas de résistance causé par la formation d’un tout nouveau gène ; les bactéries résistent soit par transfert de gène (plasmide), soit par handicap (ex : mutation rendant la paroi bactérienne défectueuse et empêchant ainsi l’antibiotique de pénétrer).

 

Au passage, M. Cyrille Barrette, biologiste et fervent défenseur de l’évolution au Québec, utilise souvent cet argument mais lorsque je lui ai demandé dernièrement s'il savait COMMENT les bactéries deviennent résistante il m'a répondu : non. Selon sa réponse un peu vague, il semblerait qu'il n'a pas le temps en tant que biologiste de "tout" étudier. On aurait pu s'attendre à ce que le défenseur national de l'évolution au Québec ait au moins lu UNE fois sur la résistance aux antibiotiques avant de nous marteler avec cet "argument". Bref, ...

 

Honnêtement, si des nouveaux gènes fonctionnels pouvaient vraiment se former sans cause intelligente, il y aurait longtemps qu’on le saurait : nous avons la capacité de générer une population de bactéries aussi nombreuse que les humains sur Terre en quelques semaines et jamais une nouvelle espèce de bactérie n’est apparue (du genre qui aurait des nouveaux gènes menant à des nouvelles fonctions cellulaires).

 

Je laisse Alan H. Linton, bactériologiste anglais, conclure :

" Mais où sont les preuves expérimentales? Il n'en existe aucune dans la littérature qui ferait la démonstration qu'une espèce a pu évoluer pour en donner une autre. Les bactéries, la forme de vie la plus simple, sont des sujets idéaux pour ce type d'étude, car leur temps de génération est de 20 à 30 minutes et des populations considérables sont atteintes après 18 heures. Mais depuis les 150 années d'existence des sciences bactériologiques, il n'existe aucune évidence qu'une espèce de bactérie s'est changée dans une autre, et ce, malgré le fait que des populations ont été exposées à des mutagènes chimiques et physiques puissants et que d'autre part, trait unique chez la bactérie, elle possède des plasmides transmissibles extrachromosomales. Puisqu'il n'existe pas d'évidence pour un changement d'espèce entre les formes de vies [unicellulaires] les plus simples, il ne faut pas s'étonner qu'il n'existe aucune évidence d'évolution chez les cellules procaryotes ou eucaryotes, sans parler de toute la gamme des organismes multicellulaires plus complexes. " 2

Source :

1 "How many genes can make a cell : The Minimal-Gene-Set Concept" Annu. Rev. Genomics Hum. Genet. 2000. 01:99–116

2 Linton, Alan H. professeur emeritus de bacteriologie, University of Bristol (U.K.), in The Times Higher Education Supplement (20 avril, 2001), p. 29 (http://www.jodkowski.pl/ke/ALinton.html)

[Emphase ajoutée]

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 16:19

Il est important de savoir discuté respectueusement entre créationnistes et évolutionnistes mais pour certains points précis des théories d'origine il faut admettre la foi. Je m'explique : en ce qui concerne l'Arche de Noé ou les miracles de Jésus, j'admets que c'est par la foi que j'y crois. Pour la création, toute la Nature entière semble témoigner en sa faveur alors les appuis empiriques sont innombrables et je ne considère pas que c'est par la foi que j'accepte que le code génétique a un auteur intelligent pas plus que l'archéologue admet par la logique et la causalité qu'un outil taillé dans la pierre l'a été par une intelligence et non par l'érosion. Le raisonnement est purement logique.

 

Par contre, je rencontre peu d’évolutionniste qui peuvent admette que l’origine du code génétique sans cause intelligente (donc aléatoire) est de la foi pure et simple. Aucune logique, aucun mécanisme naturel connu ne peut engendrer de l’information fonctionnelle conjointement avec le code et avec le traducteur (ribosome + ARN synthetase) et ceci à partir de matière inerte.

 

Les évolutionnistes aiment bien " amortir " l’effet dévastateur (pour leur théorie) de la réalité scientifique en affirmant que tout s’est fait très, très, très graduellement (supprimant ainsi la possibilité de tester scientifiquement l'hypothèse). Mais comment un code apparaît-il graduellement ? (à chaque étape il doit être fonctionnel !!). Aucun gradualisme n’a été observé dans la Nature : tout ce qui vit s’opère avec le même code génétique. Même les mycoplasmes (les organismes unicellulaires les moins complexes) ont les mêmes 4 bases, les ribosomes et les ARN synthétase.

 

La dernière excuse que j’entends souvent est : la science découvrira plus tard. Étonnant non comme réponse ? Je pensais que la science fonctionnait avec ce qu’elle a aujourd’hui. Dans le futur, les chances sont grandes (si la tendance se maintient) pour que les théories d’abiogenèse deviennent davantage ridicules. Il y a 2 siècles, la cellule était perçue comme une enveloppe remplie d’enzymes. Je peux comprendre qu’on ait pu penser momentanément à une origine magique et miraculeuse d’un agencement de molécules. Mais l’avancement de la science a montré que la cellule vivante la moins complexe (la bactérie Mycoplasma Genitalium) est aussi complexe qu’un ordinateur avec 480 programmes (gènes) opérationnels. L’intégrité scientifique et l’honnêteté intellectuelle serait de changer de cap en ce qui concerne l’origine de la vie. Il faut s’adapter à ce que la science nous enseigne. On peut toujours s’inventer des histoires farfelues et intestables (cellule à ARN comme ancêtre) mais cela ne fait que repousser le moment où la communauté scientifique devra admettre un changement de paradigme.

 

Là où il y a de l’information et un processus qui l’opère, il y a forcément un ingénieur intelligent. C’est un principe simple de causalité et cela n’a rien à voir avec la religion. Mais il est clair qu’il y a forcément des implications positives pour la foi en Dieu, je l’admets.

 

Tout le monde a le droit à sa croyance mais quelqu'un qui me dit que l’origine sans cause intelligente du code génétique et de l’information génétique n’est pas le plus grand miracle et qu’une foi démesurée est requise pour y croire, et bien à mon avis je dois lui dire qu’il manque d’honnêteté envers lui même. En tant que mathématicien une telle affirmation est 1 000 fois pire que croire au père noël et ceci pour toutes les raisons évoquées mais aussi parce que le nombre de permutations possibles pour une séquence de 1000 bases avec 4 choix par emplacement est de 10Exp600. On parle ici d’un seul gène de 1 000 bases et je vous informe que chez M. genitalium on trouve déjà des gènes de 4 000 bases. Quand on pense que le nombre d’atomes de l’Univers est estimé à 10Exp80, ça fait réfléchir.

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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 20:09

Les travaux du professeur Mark McBride ont permis d’élucider comment une bactérie du nom de Cytophaga hutchinsonii  arrive à se déplacer sur des surfaces variées. Un mécanisme semblable à celui d’un tank serait la clé du mystère.

 

McBride et ses collèges ont analysé et comparé les gènes impliqués dans ce mécanisme avec ceux d’une autre bactérie Flavobacterium johnsoniae qui utiliserait le même système de locomotion. Pourtant, les deux bactéries sont très différentes l’une de l’autre, contrairement à ce que l’évolution aurait prédit. 

 

Selon McBride

 

« Vous êtes plus rapproché d’une mouche à fruit que ces deux bactéries le sont l’une avec l’autre. »

 

L’équipe de recherche a identifié 24 gènes impliqués dans la constitution de ce système de locomotion. Un gène est analogue à un énorme plan de construction d’une seule partie du système. C’est donc dire que 24 parties semblent essentielles pour construire le système en question.

 

« C’est conçue pour permettre à l’organisme de bouger sur une variété de surfaces, comme un véhicule tout-terrain »

 

« La paroi de la bactérie semble avoir une série de courroies de transport [conveyer belts] »

 

Une trappe à souris requiert 5 parties pour fonctionner et elle est irréductible à ce niveau c’est-à-dire qu’on ne peut pas retirer une de ces parties et conserver la trappe fonctionnelle. Le système de locomotion de Cytophaga hutchinsonii requiert 24 parties infiniment plus complexes que chaque partie d’une trappe à souris.

 

McBride affirme que ce système à un but et il utilise justement l’expression « conçue ». Ce sont ici les critères d’un système dont on peut déduire qu’il a été intelligemment créé : le système à un but, il démontre un « design ».

 

Pour finir, notez que ce même mécanisme se retrouve chez une autre espèce de bactérie très éloignée ce qui signifie pour les évolutionnistes que les 24 parties se seraient formées aléatoirement (et dispersé dans le temps) deux fois plutôt qu’une.

 

Source : University of Wisconsin press release (décembre 2006)

 

http://www.uwm.edu/News//PR/06.12/McBride_Cellulose.html

 

 

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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 03:13

Création

 

Nous affirmons essentiellement que les systèmes biologiques sont complexes, organisés, contiennent de l’information, démontrent un but apparent, démontrent un design et tout ceci permet d’inférer l’existence d’une cause intelligente, la seule cause connue pour expliquer les effets mentionnés.

 

La théorie de la création invoque un mécanisme observable -> une cause intelligente met en commun plusieurs éléments pour constituer un système complexe et contenant de l’information. Nous invoquons ici une cause observable et avons des exemples concrets (les conceptions humaines suivent ce modèle).

 

Cette théorie répond parfaitement aux critères de scientificité qui sont de faire des prédictions observables (ex : la discontinuité du registre fossile) et d’offrir un test de réfutabilité (l’émergence d’un système complexe à partir de la matière inerte sans cause intelligente).

 

 

Évolution

 

La base du matérialisme c’est la négation de l’existence de Dieu. Ce n’est donc même pas un modèle en soit, c’est juste la négation d’un autre. C’est très faible et très peu productif comme approche et l’évolution découle de cette philosophie dont Darwin était entouré de ses adeptes.

 

L’évolution ne fait intervenir aucune cause fondamentale. La sélection naturelle mentionnée par Darwin est bien réel mais n’explique pas l’existence de l’information génétique à la base de la constitution de tout organe, tissu, biomolécule, … L’apparition du matériel génétique additionnel pour passer d’une mouche sans ailes à une mouche avec ailes n’est nullement expliquée par la théorie de l’évolution, par exemple.

 

N’oubliez pas que le hasard n’est pas une cause donc les mutations génétiques qui sont aléatoires ne sont pas une cause directe mais plutôt une " patch " pour boucher le trou qu’à laisser l’abandon du Lamarckisme (théorie qui stipulait que le besoin engendrait l’organe).

 

Dans les faits, la théorie de l’évolution a été formulée pour réfuter le créationnisme. C’est une approche négative et non constructive. D’ailleurs, l’essence de l’évolution est l’ignorance des causes en jeux (traduit par l’utilisation du hasard dans le mécanisme de l’évolution). Finalement, " mécanisme " n’a jamais été observé (il produit des nouveaux organes sur des millions d’années en théorie -> non observable, non testable, hors du cadre scientifique).

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 15:10

Ce que la science exige:
La science requiert analyse de données menant à l’élaboration d’une théorie.

 

Du côté créationniste:
On observe dans le monde réel que l’information n’est strictement l’effet d’une cause intelligente. 

 

Du côté évolutionniste :
On a un mouvement humaniste / naturaliste / anti-Dieu qui prend place et qui donne lieu à l’idée de Darwin (une extrapolation dont l’essence est de penser que si les becs de pinson varient selon les saisons de pluies, alors les « grenouilles sont devenues des princes »).

 

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Ce que la science exige:
La théorie a survécu à plusieurs tests critiques qui auraient pu l’invalider

 

Du côté créationniste:
Jamais le créationnisme n’a été autant critiquer que durant le dernier siècle et pourtant l’avancement de la science coure toujours dans sa direction (penser à la découverte de l’ADN, du génome minimal, de la discontinuité du registre fossile).

 

Du côté évolutionniste :

Le registre fossile invalide l’évolution et ceci est confirmé même par les évolutionnistes ce qui a mené à une reformulation de la théorie ("l’évolution ne laisse pas de trace") supprimant ainsi la possibilité de tester la théorie au niveau fossile.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Ce que la science exige:
fait des prédictions qui dans l’avenir pourront servir à invalider la théorie

 

Du côté créationniste:
Les prédictions centrales sont la discontinuité du registre fossile et du monde vivant et la nécessité absolue d’une cause intelligente pour l’émergence de l’information. 

 

Du côté évolutionniste :  

L’évolution ne prédit rien en ce qui concerne les mondes vivant et fossile : si on trouve des intermédiaires entre 2 groupes d’animaux (ex : invertébrés / vertébrés), alors l’évolution est prouvée. Si on n’en trouve aucun (ce qui est la règle en paléontologie), l’évolution a procédé très rapidement et aucune trace fossile n’a été laissée. Tout et son contraire pourront être acceptable pour un évolutionniste.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Ce que la science exige:
Est vivante, ajustable et dynamique, permettant d’être modifiée au fur à mesure que des nouvelles informations se présentent, plutôt que de prétendre à la certitude

 

Du côté créationniste:
Le caractère « fixiste » du créationnisme a été abandonné. C'est-à-dire que les groupes d’animaux originaux peuvent avoir varié légèrement depuis la création (effet de la sélection naturelle et de l’élasticité du génome). Changement au niveau de la forme, couleur, grandeur … mais jamais de nouveaux organes, de nouveaux gènes.  

 

Du côté évolutionniste :  

Les tenants de la théorie prétendent la certitude de l’évolution (le dogme « évolution-fait ») et refusent l’analyse ou même la présentation de théorie alternative (ce qui est pourtant parti d’une démarche scientifique).

 

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Ce que la science exige:
Est l’explication la plus parcimonieuse, évitant l’implication d’entités ou d’explications inutiles (voir Rasoir d’Occam)

 

Du côté créationniste:
Le créationnisme fait intervenir une cause intelligente et non la magie. Le besoin de voir directement cette cause intelligente n’est pas prescrit par la science. Par exemple, les travaux de Boltzmann et Einstein (sur la Loi des gaz parfaits et la relativité) ont prouvé hors de tout doute que la matière est faite de corpuscules (atome) sans avoir la nécessité de les observer directement.  

 

Du côté évolutionniste :  

On fait intervenir le hasard, une idée qui fait penser à la magie (un effet sans cause). Les évolutionnistes refusent de dire « hasard » parce que ceci réfère à une hypothèse nulle en science. Ils parleront alors de mutations génétiques et reconnaissent que celle cis sont aléatoires … On revient au même point.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ce que la science exige:
Une théorie ne doit tenter d’expliquer que ce qui est sous sa juridiction.

 

Du côté créationniste:
Ni créationniste, ni évolutionniste ne violent cette loi. Par contre, il y a plusieurs théories sous le modèle créationniste (création de la vie, création de l’Univers, catastrophisme) autant sous le modèle matérialiste (origine magique de la vie, Big Bang, évolution).  

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ce que la science exige:
Pouvoir d’interpréter le réel, d’expliquer des phénomènes qui sont sous sa juridiction

 

Du côté créationniste:
L’extrême complexité de la vie n’est pas un hasard, nous pouvons en comprendre sa provenance. Les organes qui nous composent ont tous un but, ayant été créés. Nous devons alors chercher leur fonction ce qui stimule la recherche scientifique. Le registre fossile démontre deux grandes règles : la fixité des espèces et leur apparition soudaine. Toutes deux peuvent être expliquées par la théorie créationniste. 

 

Du côté évolutionniste :  

Les évolutionnistes ne peuvent pas interpréter le registre fossile. Tout et son contraire prouveront la théorie. Pour ce qui est du monde vivant, rappelons qu’au début du siècle 100 organes chez l’humain étaient considérés inutiles, car vestiges de l’évolution. L’avancement de la science a démontré la grande erreur de l’interprétation évolutionniste : nous avons découvert que chacun de ces  organes a une fonction.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ce que la science exige:
Il DOIT y avoir présence ou possibilité d’y avoir des failles, des contradictions et des exceptions dans la théorie. Une théorie trop parfaite, et qui cherche à tout expliquer est probablement fausse.

 

Du côté créationniste:  

Le critère de réfutabilité est rencontré par la théorie créationniste, c’est-à-dire qu’il existe une observation hypothétique qui l’invaliderait : si on observerait dans la nature des membranes plasmiques, des molécules d’ADN (et les enzymes nécessaires à leur synthèse) se former spontanément, coexisté et interagir nous ne pourrions plus soutenir la nécessité absolue d’une cause intelligente pour l’émergence d’un système organisé.

 

Du côté évolutionniste :  

Puisque le procédé de l’évolution se produirait sur des millions d’années, on peut toujours inventer n’importe qu’elle histoire pour dire comment une forme de vie s’est transformée pour en donner une autre : ça se fait sur une période de temps hors du champ de l’étude scientifique et ça ne laisse pas de trace fossile. Une foi aveugle est requise.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ce que la science exige:
Une théorie doit être soutenue, et construite à partir, d’un modèle logico-mathématique. Par exemple, la théorie des orbitales reposant sur la géométrie du cône, la relativité restreinte reposant sur les transformations de Lorentz, etc.

 

Du côté créationniste:  

La théorie créationniste découle de trois grands concepts scientifiques : la théorie de l’information, le principe de causalité et l’étude des systèmes complexes.

 

Du côté évolutionniste :  

Cette théorie a été construite sur le seul « principe » de la sélection naturelle qui n’est pas une loi ou même une force de la nature. Ce sont des évènements (ex : changement climatique) qui mettent en action la flexibilité du génome d’une espèce. Après un évènement de sélection naturelle, la diversité génétique est réduite. Les évolutionnistes n’ont jamais appuyé leur théorie (l’émergence de nouveaux gènes, de nouveaux organes chez une espèce) par une loi ou un constat scientifique.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ce que la science exige:
Doit fournir des tests qui rendraient possible une validation de la théorie.

 

Du côté créationniste:
L’analyse des fossiles et de la distribution des êtres vivants est un test qui nous permet de vérifier la prédiction centrale du créationnisme.

 

Du côté évolutionniste :  

La majorité des tests proposés ont été des fraudes*, des spéculations ou l’extrapolation médiatique de banalités en « preuves » de l’évolution.

 

*dont le crâne de Piltdown et les maquettes d’embryons de Haeckel sont probablement les plus grandes fraudes de l’histoire des sciences.

 

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 15:02

Si l'on croit qu'une cellule vivante peut exister par hasard, personne ne peut nous empêcher de croire l'histoire suivante. C'est l'histoire d'un village:

Un jour, une masse d'argile coincée entre les rochers sur une terre stérile a été mouillée par la pluie. La masse argileuse sèche et se solidifie au contact du soleil et prend une forme rigide et résistante. Ensuite, ces rochers qui ont également servi de moule, ont été réduits d'une certaine manière en miettes pour qu'apparaisse en fin de compte une brique d'une forme parfaite. Cette brique attend dans les mêmes conditions naturelles pendant longtemps avant qu'une brique similaire ne se forme. Ce processus continue jusqu'à ce que des centaines de milliers de briques aient été formées dans le même endroit. Toutefois, et par pure coïncidence, aucune des briques formées auparavant n'a subit de dégâts. En dépit de leur exposition à la tempête, à la pluie, au vent, à la chaleur torride et au froid glacial pendant des milliers d'années, les briques ne se fissurent pas, ne se cassent pas ou tout simplement ne sont pas détachées. Au contraire, elles attendent au même endroit avec la même détermination jusqu'à ce que d'autres briques se forment.

Lorsque le nombre de briques est suffisant, celles-ci construisent un immeuble en se positionnant les unes sur les autres et les unes à côté des autres, après avoir été accidentellement traînées par les effets des éléments naturels tels que les vents, les tempêtes ou les tornades. Pendant ce temps-là, les matériaux comme le ciment ou le mélange de terre se forment dans des "conditions naturelles" au bon moment et se glissent sous les briques pour les soutenir. Parallèlement à tout cela, le minerai de fer se forme sous terre grâce aux "conditions naturelles" jetant ainsi les fondations d'un immeuble qui sera formé par ces briques. A la fin de ce processus, un immeuble complet est construit, avec tous ses matériaux, ses travaux de menuiserie et ses installations intactes.

Bien entendu, un immeuble ne consiste pas uniquement en une fondation, quelques briques et du ciment. Comment alors obtient-on les matériaux manquants? La réponse est simple: tous les matériaux nécessaires à la construction de l'immeuble existent dans le sol sur lequel l'immeuble est construit. Le silicium pour le verre, le cuivre pour les câbles électriques, le fer pour les colonnes, les madriers et la tuyauterie, etc. Tout cela existe sous terre en quantité abondante. Il suffit que le talent des "conditions naturelles" intervienne pour que ces éléments prennent forme et soient placés à l'intérieur de l'immeuble. Toutes les installations, les travaux de menuiserie et les accessoires sont placés parmi les briques à l'aide du vent qui souffle, de la pluie et des tremblements de terre. Tout s'est tellement bien déroulé que les briques sont disposées de manière à laisser les espaces nécessaires aux fenêtres comme si ces briques savaient que quelque chose appelée fenêtre allait être formée plus tard grâce aux conditions naturelles. En outre, elles n'ont pas oublié de laisser l'espace nécessaire à l'installation de l'eau, de l'électricité et du chauffage, qui seraient eux aussi mis en place par hasard. Tout s'est tellement bien déroulé que les "coïncidences" et les "conditions naturelles" produisent une conception parfaite.

Si vous arrivez à croire cette histoire, vous n'aurez donc aucun mal à imaginer comment les autres immeubles de la ville, les usines, les autoroutes, les trottoirs, les structures souterraines, les communications et les systèmes de transport sont apparus. Si vous avez des connaissances techniques et si le sujet vous est suffisamment familier, vous serez en mesure de rédiger un ouvrage extrêmement "scientifique" en quelques volumes pour évoquer vos théories sur "le processus évolutif du système d'évacuation des eaux usées et son adaptabilité aux structures actuelles". Vous recevrez probablement des honneurs et des prix académiques pour les études brillantes que vous avez menées et vous pouvez vous considérer un génie à la science infuse.

La théorie de l'évolution prétend que la vie est apparue par hasard*, ce qui n'est pas moins absurde que notre histoire. Car, avec tous ses systèmes de fonctionnement, systèmes de communication, de transport et de gestion, une cellule n'est pas moins complexe qu'une ville.

*En termes plus techniques, on nomme cette approche l'abiogenèse. Elle consiste de conditions naturelles aléatoires qui auraient entraîné l'agglomération de molécules hautement complexes pour former la première cellule vivante. Notez que les lois de la chimie et de la physique interdisent une telle idée puisque dans la nature, la matière inerte tend vers le désorde (entres autres, l'eau est un puissant solvant et les biomélocules primordiales auraient été immédiatement détruites sans la protection d'une membrane cellulaire.

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 01:50

Environ 30 millions d’espèces de microbes vivent sur Terre ; 

 

Seulement 70 espèces sont pathogènes pour l’Homme. Le reste des espèces sont indispensables au maintient de la vie sur Terre ;

 

Nous avons de 5-50 millions de bactéries par pouce carré dans notre bouche ;

 

Environ 700 espèces microbiennes vivent dans notre bouche ;

 

Près de 300 millions de bactéries vivent dans chaque gramme de notre colon ;

 

La paume de notre main contient de 5 000 à 50 000 microbes par pouce carré ;

 

Au total, 70 trillions (70x10^12) de bactéries habitent notre corps. C’est 10 fois plus que le nombre de cellules humaines qui nous composent.

 

Soyez sans inquiétudes, ces bactéries contribuent à votre digestion, favorisent la synthèse de vitamines et surtout vous protègent contre les espèces pathogènes.

 

Source :

Dianne K. Newman, “Bacteria Are Beautiful,” Caltech Engineering & Science (LXIX:2), Août 2006, pp. 8-15

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