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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 15:08

La vraie question devrait être formulée comme suit : quel est le mécanisme ayant mené à l’origine de l’information génétique. C’est l’ADN qui est à la base de la vie. L’ADN est le plan de construction d’un organisme vivant. Tous les organes et fonctions biologiques trouvent leur plan de conception indirectement ou directement dans la super molécule de l’ADN dont chaque cellule est dotée.

 

Y a-t-il encore de l’espoir pour ceux qui croit qu’un langage de programmation ainsi que des programmes puissent se former sans cause intelligente, c’est donc dire, par le concours d’un brassage aléatoire de molécules inertes ?

 

Je crois profondément que c’est de la folie, aujourd’hui en 2007. Il y a 150 ans on croyait que la cellule etait une simple membrane remplie d’enzymes et c’est à ce moment que sont nées des théories farfelues telle la génération spontanée. Aujourd’hui, les évolutionnistes se défendent de 2 façons : ils affirment que l’évolution n’est pas concernée par l’origine de la vie (et hop!) ou encore que les théories d’abiogenèse actuelles apportent des réponses satisfaisantes.

 

Les théories actuelles sont une simple formulation de la génération spontanée agrémentées de termes plus scientifiques et plus techniques. Au fonds, ces théories impliquent que la vie (le code génétique, l’ADN, la membrane,…) se sont formés par une agglomération aléatoire de molécules flottantes. Il faut comprendre que les structures composants la cellule, incluant l’ADN, sont composées d’énormes biomolécules qui n’existent pas dans la Nature à l’état inerte (si c’était le cas, elles se décomposeraient immédiatement). Au final, aussi bien croire que le lapin est sorti du chapeau.

 

La forme de vie la moins complexe sur Terre

Chez Mycoplasma Genitalium (unicellulaire procaryote), il y a près de 500 gènes d’une longueur moyenne de 1 000 bases ; 4 choix (les bases azotées) par emplacement (A, C, G, T).

 

L’apparition d’un seul gène fonctionnel, et non pas la vie elle-même qui requiert près de 300 gènes1 au minimum, est impossible. C’est purement mathématique :

Le nombre de permutations possibles est de 1 000 Exp 4 = 10 Exp 600. Même avec 15 milliards d’années et tous les atomes de l’univers disponibles (comme 10 Exp 80 bactéries qui mutent infiniment) on arrive à une espérance de succès de 10 Exp -500 !!! Article complet à ce sujet : http://www.creationnisme.ca/publication/articles/prop_gene.jsp?section=publication

(la sélection naturelle est aussi prise en compte dans le modélisation présentée.)

 

On a tenu compte du nombre d’essais, à ne pas oublier. La réfutation typique des évolutionnistes est de dire : la loterie est très improbable mais pourtant il y a un gagnant. Habituellement, cette réponse " évolutionniste " provient d’une méconnaissance profonde des mathématiques parce qu’ici nous ne parlons pas de probabilité mais bien d’espérance du nombre de succès. L’espérance de succès se mesure généralement par la probabilité d’occurrence x nb. d’essais. À la loterie, c’est approximativement 1.

 

450 ordres de grandeur inférieur au zéro absolue en probabilité

Il serait faux de dire : "C'est improbable mais c'est possible". C'est notre esprit qui a de la difficulté à admettre la totale impossibilité lorsqu'il y a une mince, micro probabilité. La réalité est la suivante : puisque le nombre d'atomes de l'univers est fini, les probabilités le sont aussi. Je veux dire que le nombre d'essais maximal pour n'importe quelle expérience est limité par le temps et le nombre d'atomes de l'univers. Le zéro absolue est de l'ordre de 10 Exp -50. C'est bien entendu discutable, mais qu'il soit 10 Exp -10 ou 10 Exp -100 ne changerait pas grand chose compte tenu du résultat que nous avons (10 Exp –500) qui se situe 450 ordres de grandeur inférieur au zéro absolue en probabilité.

Les probabilités peuvent alors en arriver à un constat d'impossibilité. Difficile à avaler, mais le concept est pourtant parfaitement logique.

 

Autre réfutation typique

Pour finir, l’évolutionniste va lancer l’" argument " des bactéries résistantes aux antibiotiques pour essayer de contourner la réalité génétique-mathématique entourant l’origine de l’information génétique. Il ne réalise pas qu’il n’y a JAMAIS eu un cas de résistance causé par la formation d’un tout nouveau gène ; les bactéries résistent soit par transfert de gène (plasmide), soit par handicap (ex : mutation rendant la paroi bactérienne défectueuse et empêchant ainsi l’antibiotique de pénétrer).

 

Au passage, M. Cyrille Barrette, biologiste et fervent défenseur de l’évolution au Québec, utilise souvent cet argument mais lorsque je lui ai demandé dernièrement s'il savait COMMENT les bactéries deviennent résistante il m'a répondu : non. Selon sa réponse un peu vague, il semblerait qu'il n'a pas le temps en tant que biologiste de "tout" étudier. On aurait pu s'attendre à ce que le défenseur national de l'évolution au Québec ait au moins lu UNE fois sur la résistance aux antibiotiques avant de nous marteler avec cet "argument". Bref, ...

 

Honnêtement, si des nouveaux gènes fonctionnels pouvaient vraiment se former sans cause intelligente, il y aurait longtemps qu’on le saurait : nous avons la capacité de générer une population de bactéries aussi nombreuse que les humains sur Terre en quelques semaines et jamais une nouvelle espèce de bactérie n’est apparue (du genre qui aurait des nouveaux gènes menant à des nouvelles fonctions cellulaires).

 

Je laisse Alan H. Linton, bactériologiste anglais, conclure :

" Mais où sont les preuves expérimentales? Il n'en existe aucune dans la littérature qui ferait la démonstration qu'une espèce a pu évoluer pour en donner une autre. Les bactéries, la forme de vie la plus simple, sont des sujets idéaux pour ce type d'étude, car leur temps de génération est de 20 à 30 minutes et des populations considérables sont atteintes après 18 heures. Mais depuis les 150 années d'existence des sciences bactériologiques, il n'existe aucune évidence qu'une espèce de bactérie s'est changée dans une autre, et ce, malgré le fait que des populations ont été exposées à des mutagènes chimiques et physiques puissants et que d'autre part, trait unique chez la bactérie, elle possède des plasmides transmissibles extrachromosomales. Puisqu'il n'existe pas d'évidence pour un changement d'espèce entre les formes de vies [unicellulaires] les plus simples, il ne faut pas s'étonner qu'il n'existe aucune évidence d'évolution chez les cellules procaryotes ou eucaryotes, sans parler de toute la gamme des organismes multicellulaires plus complexes. " 2

Source :

1 "How many genes can make a cell : The Minimal-Gene-Set Concept" Annu. Rev. Genomics Hum. Genet. 2000. 01:99–116

2 Linton, Alan H. professeur emeritus de bacteriologie, University of Bristol (U.K.), in The Times Higher Education Supplement (20 avril, 2001), p. 29 (http://www.jodkowski.pl/ke/ALinton.html)

[Emphase ajoutée]

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Published by Josias - dans lifeorigin
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