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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 14:18

À ce que nous constatons, la montée du créationnisme soulève le même type de réactions qu'aux États-Unis, c'est-à-dire censure, mépris et dénaturation de propos. Pourquoi est-ce nécessaire si la science a tant prouvé que l'évolutionnisme est une vérité et que le créationnisme est insoutenable ? La science n'est pas un concours de popularité ni une guerre de crédibilité.

 

 

 

 

 

Le professeur Langlois, dans son article « La vigilance critique envers le créationnisme » (Le Devoir, 29 mars 2009), affirme de plusieurs façons que les créationnistes sont malhonnêtes et qu'ils concentrent leurs efforts à tromper les gens au profit de la foi. Pourtant, tous nos séminaires, conférences et articles sont axés sur la présentation de faits scientifiques qui ne sont pas contestés et qui sont en lien direct avec les prédictions du modèle créationniste. Par exemple, l'étude des plus petits organismes vivants sur Terre, les mycoplasmes, qui affichent une complexité supérieure aux ordinateurs modernes. Aussi, la forte discontinuité du registre fossile entre les groupes majeurs de vie confirme directement l'idée que ceux-ci sont apparus distinctement et soudainement : un caractère propre au scénario de la Création.

 

Pour finir, pourquoi les militants anticréationnistes affirment-ils constamment que notre théorie n'est pas scientifique, mais sans jamais faire référence aux critères de scientificité ? Serait-ce du dogmatisme ? Ces critères ont été clairement définis et acceptés dans la communauté scientifique. Brièvement, une théorie est recevable sous deux conditions : elle doit pouvoir être réfutable, au moins en théorie, et offrir des prédictions qui peuvent être passées sous la loupe de la science. Il a été démontré que le créationnisme répond mieux aux critères de scientificité que l'évolutionnisme. Par exemple, notre prédiction sur le registre fossile est beaucoup mieux définie et amplement soutenue par les découvertes.

 

Selon un sondage, 60 % des Canadiens croient que Dieu a joué un rôle direct ou indirect dans la création des êtres humains (Décima, juillet 2007). Les propos du professeur Langlois et des militants féroces semblables laissent entendre qu'ils ne font pas confiance au jugement, à l'intelligence et à l'esprit critique des gens en voulant retrancher, par un tour de force que la science ne permet pas, une réponse possible à la question des origines.

 

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