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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 16:25

Le phénomène de la résistance des bactéries aux antibiotiques est au coeur de bien des recherches étant donné les impacts désastreux qui en résultent. Les causes de la résistance sont multiples et elles sont de plus en plus comprises et documentées. 

La propagande évolutionniste a récupérée ce phénomène et l'a proclamé "un argument incontournable de l'évolution". Bien entendu, les causes sous jacentes induisant la résistance sont rarement détaillées dans la littérature évolutionniste. Il faut se référer directement aux études microbiologiques pour comprendre les causes précises. Cet exercice permet de conclure que l'évolution est plutôt mise à mal : les mutations qui causes la résistance produisent du même coup des dysfonctionnements significatifs.

Le "mécanisme" de l'évolution

 

L’effet final du " mécanisme " proposé par la théorie de l’évolution est la formation de nouveaux gènes chez une espèce. Par exemple, si la bactérie possède 1 000 gènes au départ, après " évolution " elle devrait contenir 1 000 + 1 gènes. Ce nouveau gène coderait alors une nouvelle fonction biologique s’intégrant au génome de la bactérie.

 

 

Si l’on évalue ce phénomène à la lumière de la théorie des probabilités et la génétique, on se rend rapidement compte que ce "mécanisme" n’est que pure folie. En fait, la probabilité d’obtenir un nouveau gène codant pour une nouvelle fonction biologique (grandeur moyenne chez une bactérie : 1000 bases) est de l’ordre de 10Exp-480 ceci en prenant une période hypothétique de 15 milliards d’années avec tous les atomes de l’univers disponibles pour une mutation à toutes les millisecondes (selon certains auteurs, 10Exp-50 représente une probabilité de 0). On ne peut être étonné de constater que les évolutionnistes n’ont toujours pas trouvé d’exemple réel d’évolution. Ces derniers se limitent plutôt à des exemples de sélection naturelle.

 

La résistance aux antibiotiques

 

Il y a plusieurs scénarios qui peuvent mener une espèce de bactérie à résister soudainement à un antibiotique. Généralement, les molécules antibiotiques pénètrent la bactérie et neutralisent une protéine importante de la bactérie. Ceci altère une voie biochimique vitale et la bactérie meurt ou ne peut se reproduire.

 

Les antibiotiques sont souvent extraits de sources naturelles tels les champignons. Or, les bactéries du sol qui vivent dans le même milieu que ces champignons (ou qui sont elles mêmes la source de l’antibiotique) produisent déjà des enzymes qui neutralisent l’antibiotique. Dans le cas contraire, ces bactéries ne pourraient pas vivre en étroite relation avec ces champignons (ou s’intoxiqueraient dans le 2e cas).

 

Deuxième point intéressant : les bactéries possèdent une caractéristique unique qui consiste à s’échanger de l’information génétique entre bactéries. Les bactéries sont dotées d’un plasmide (une unité indépendante du chromosome bactérien) qui contient plusieurs gènes (souvent des gènes de résistance). Lorsque deux bactéries viennent en contact (même d’espèces différentes), une copie du plasmide est échangée. Ces deux faits expliquent la majorité des cas de résistances, c’est-à-dire les cas où la bactérie produit une enzyme qui neutralise l’antibiotique (une enzyme qu’elle ne produisait pas avant l’arrivé de l’antibiotique dans son environnement). Ici, il est parfaitement clair qu’il ne s’agit pas d’évolution puisque aucun nouveau gène n’est formé. Le gène qui induit la résistance provient d’une autre espèce qui, à notre connaissance, a toujours été résistante.

 

" Car nombre de gènes de résistance présentent une curieuse particularité : dits " gènes sauteurs ", ils ont l’art de passer du chromosome au plasmide (et vice versa) par simple " couper-coller ". Nombre de gènes de résistance proviendraient ainsi de souches naturellement résistantes. Certains auraient même été " empruntés " aux bactéries du sol, dont on extrait les antibiotiques et qui possèdent donc pourtant l’antidote au " poison " qu’elles sécrètent "

 

Science et Vie " Comment les bactéries résistent-elles aux antibiotiques? " (juillet 2003) p. 124-126.

 

 

Un handicap qui produit une résistance

 

Certains cas de résistances émergent lorsque la bactérie subit des mutations génétiques. Un cas particulier est celui où une mutation provoque un disfonctionnement des canaux de la membrane bactérienne. Ainsi, les molécules antibiotiques ne peuvent plus pénétrer la bactérie pour atteindre les protéines cibles. Dans d'autres cas, c'est la structure de la protéine cible qui change, ainsi la molécule antibiotique ne se fixe plus à sa cible.

 

Il est important de réaliser que la bactérie ne développe pas un « mécanisme de résistance ». Elle développe un disfonctionnement qui est à son avantage dans les circonstances. Elle n'a aucune fonction additionnelle ou organite additionnel tel que l'évolution le prédit. Pour qu'une bactérie " évolue " et devienne éventuellement une algue, un poisson, une grenouille, … cela demande des quantités énormes en informations génétiques additionnelles. La biologie nous indique que les êtres vivants se défendent rigoureusement contre des variations ou augmentations aléatoires d'informations génétiques et que les rares cas de mutations " bénéfiques " observés ne sont pas des additions d'informations mais un changement dans une fonction déjà existante qui s'avère, dans les circonstances, bénéfique. Cela ne signifie pas qu'à plus long terme le changement est réellement bénéfique (comme par exemple, la perte de perméabilité de la membrane bactérienne).

 

Pour compléter sur le sujet de la résistance acquise par mutation, voici plusieurs cas* ainsi que l’explication (le phénotype) qui cause la résistance. Dans tous les cas, il n’y a aucune augmentation du génome en termes d’information, ce que l’évolution prédirait et se dit expliquer.

 

Conclusion

 

L'exemple le plus cité d’évolution en est un qui démontre exactement le contraire de l’évolution : que mutation + sélection naturelle résulte en un génome dégénéré cad que les protéines ont un potentiel réactionnel soit réduit ou neutre (voir la liste ci-bas) et ceci déjoue l’antibiotique mais réduit potentiellement l’efficacité des fonctions intra cellulaire.

 

Ceci indique seulement que la sélection naturelle oblige les vivants à se comporter selon la règle de « coût-bénéfice ». Le coût potentiel de la mutation est une perte d’affinité (totale à l’antibiotique) mais peut-être à partielle à d’autres biomolécules importantes du fonctionnement de la bactérie. Le bénéfice est énorme : la survie. Vaut mieux se couper un bras et survivre que rester entier et mourir. Mais votre survie ne signifie pas que vous êtes un être plus complexe, avec davantage de fonctions biologiques (au contraire). C'est donc dire que toute cette "argumentation" évolutionniste n'explique absolument rien du point de vue des origines.

 

La liste suivante énonce, pour chaque antibiotique à droite, la raison de la résistance. Dans tous les cas, il s'agit de perte de fonctionnalité (complète ou partielle) et jamais de gain d'information génétique ou de gain d'une quelconque nouvelle fonction. 

 

 

*Antibiotique    //      Phénotype

 

Actinonin -- Loss of enzyme activity

Ampicillin -- SOS response halting cell division

Azithromycin -- Loss of a regulatory protein

Chloramphenicol -- Reduced formation of a porin or a regulatory protein

Ciprofloxacin -- Loss of a porin or loss of a regulatory protein

Erythromycin -- Reduced affinity to 23S rRNA or loss of a regulatory protein

Fluoroquinolones -- Loss of affinity to gyrase

Imioenem -- Reduced formation of a porin

Kanamycin -- Reduced formation of a transport protein

Nalidixic Acid -- Loss or inactivation of a regulatory protein

Rifampin -- Loss of affinity to RNA polymerase

Streptomycin -- Reduced affinity to 16S rRNA or reduction of transport activity

Tetracycline -- Reduced formation of a porin or a regulatory protein

Zittermicin A -- Loss of proton motive force

 

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Published by Josias - dans Évolution
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commentaires

Josias 31/12/2008 16:19

Ce qui a été démontré c’est que même pour les exemples les plus populaires « d’évolution en action », (souvent des cas de bactéries mutantes), on ne constate aucunement l’apparition d’un nouvel organite, d’une nouvelle fonction biologique.
Dans le cas de la résistance aux antibiotiques, c’est même le contraire qui se produit : c’est un handicap qui produit la résistance. La bactérie qui survit est, du point de vue de l’efficience biologique, dégénérée. Je m’explique : pour résister à la molécule antibiotique, l’enzyme ciblé a été « déformé » par mutation et est devenu moins réactif. L’antibiotique ne réussi plus à s’y lier et la survie en résulte. Mais, l’enzyme est moins efficace qu’auparavant pour la fonction qu’il opère dans la cellule.
En quoi cet exemple expliquerait comment les bactéries ont évolué pour « devenir » des cellules animales, végétales, et éventuellement des poissons, des mammifères ?? Non seulement le phénomène de la résistance aux antibiotiques ne montre rien en ce sens mais il indique que mutation + sélection va plutôt dans le sens opposé.

BeetleJuice 10/10/2008 12:09

C'est extraordinaire, tu viens de prouver parfaitement que la théorie est tout à fait vérifié...oui, mais celle de l'évolution. Merci donc de cet exposé qui prouve 2 choses: tu n'as rien compris à l'évolution, et l'évolution est tout à fait vérifié par ta démonstration.Je m'explique:L'évolution fonctionne selon le principe "mutation+séléction" comme prouver dans cet article. Mais, l'évolution stiple aussi, que les mutations ne sont pas un mécanisme qui agit en réaction à une nouvelle situation (dans ce cas, les anti-biotiques) mais un mécanisme aléatoire qui implique aussi bien l'apparition de nouvelles caractéristiques positive, comme la résistance, mais aussi de nouvelles caractéristique négatives et handicapante.C'est à ce niveau qu'intervient la séléction naturelle, comme tu l'a présenté, qui va, comme son nom l'indique, séléctionner. A savoir, que pour ce cas précis, l'anti-biotique va tuer les bactérie normal, les bactérie dont les mutations sont mauvaises et laissera en vie les bactéries dont les mutations sont bonnes. Que fera ensuite cette bactérie, elle se reproduira et comme elle survie mieux que les autres, finira par prendre la place de celle qui sont tué par l'antibiotique.Et hop, l'évolution fait apparaitre une nouvelle bactérie, on peut l'étudier, donc c'est un fait, et en plus, c'est irrefutable qu'elle existe, puisqu'on sait qu'il y a eu, avant elle, des bactéries moins résistantes.Donc merci, merci encore de ce brillant exposé évolutionniste qui est ici présenté, ça fait chaud au coeur de voir que même les arguments créationnistes se rebellent et refusent de soutenir la thèse qui les emploie, tellement ils ont hontes de servir de support à un truc pareil.Messieurs les arguments, merci beaucoup